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30 juillet 2007

Michel, Michel...

 

 Michel Serrault a pris son dernier train, peut-être pour le soleil. Et ça me rend non pas triste, parce que nous ne nous connaissions pas, mais j'aimais son travail d'acteur et surtout, le fait de se remettre toujours en question à chaque nouveau rôle, de prendre des risques et d'incarner des personnages pas forcement "adorables". La dernière fois que je l'ai vu, c'était dans l'Avare, (ça ne date pas d'hier mais ça n'enlève rien à sa qualité de jeu.)

Et le premier souvenir que j'ai de lui c'est dans La cage aux folles. Depuis, je ne pouvais plus le voir sans l'imaginer de nouveau dans ce rôle. a tel point que pendant longtemps, j'ai été persuadée qu'il était homo !

La vie continue, belle et complexe.

 

 

 

22 juillet 2007

Tic-tac


Echangerais volontier
belle montre en acier chromée

(et donnant l'heure exacte)

contre

 un moteur quatre-temps,

une valse à mille temps,

un decelerateur de particule temporelle,

un aller simple à dos de cheval de manège...

 

me contacter dans les siècles qui viennent à

l'adresse la plus eloignée de la prochaine poste.

 

Merci.

 

21 juillet 2007

Faudra qu'on m'explique...

Samedi 21 juillet. Fête nationale en Belgique (oui, j'aime beaucop l'accueil des Belges et je vous recommande vraiment un petit détour touristique !)

Donc, 21 juillet, en france, à Paris, Puteaux plus précisément, là où je proposais Papa-Barque et Loupé dans la superbe librairie L'Amandier (Julie est extraordinairement sympathique et Thomas très cultivé aussi bien en ce qui concerne les éditions Corti que les mangas !) et un petit Nicolas, super dessinateur et adorable petit grand garçon !
Donc, toujours 21 juillet, pas mal de soleil, les personnes sont soit parties en vacances, soit sur toutes les plages artificielles de Paris et de ses environs.
21 juillet, sortie officielle de Harry Potter en anglais, succès interplanetaire (je suis sûre que même les martiens sont au courant)
21 juillet enfin, j'ai vendu 8 album de Loupé et 3 de Papa-Barque. Que des personnes très interessantes, enrichissantes...
21 juillet, Paris se vide, je vends des livres et 200 pages de mon blog ont été visitées par 15 personnes.

Alors, faudra qu'on m'explique !!!

18 juillet 2007

Papa-barque à L'Amandier


Ce samedi 21 juillet, je serai en signature pour Papa-barque à la (très belle) librairie L'amandier, à Puteaux.

Nous pourrons discuter ce cet album (et bien d'autres choses également) toute la journée. (10h-19h).

Alors, n'hésitez pas à venir me faire un petit coucou et à découvrir cette belle librairie indépendante !

17 juillet 2007

Peine...

Cette nouvelle note, toujours écris dans l'urgence (ça fatigue l'urgence) pour vous parler ( pourquoi ne l'ai-je pas fait avant ? Mystère et désolation) d'une série manga qui vient de se terminer : Détenu 042. 5 tomes qui prennent le lecteur aux tripes et le fait reflechir sur qu'est-ce que la peine de mort, qu'est-ce qu'un assassin ? Qu'est-ce qu'une victime ? Et oui, les mangas peuvent aussi faire réflechir, on ne le dit pas assez !!!

 

                                                              

Pour vous résumer l'histoire, un jeune homme est condamné à mort pour avoir assassiné 7 personnes. On lui propose de participer à une experience experimentale : Il sera homme à tout faire dans un lycée mais pour pouvoir le contrôler, on va lui implanter une puce dans la tête, s'il s'enerve trop, la puce eclatera et lui avec !

Le jeune homme, en 5 tomes, va radicalement changer, on vit avec lui ce changement, même si ce qui devait arriver arrivera, on vit deux ans de la vie d'un homme. C'est assez émouvant parce qu'on n'a pas envie qu'il meurt, qu'il soit condamné, même si on ne peut pas pardonner son acte passé, ce manga nous fait comprendre qu'une personne n'est pas la même tout au long de sa vie, que l'être humain est toujours perfectible et c'est pour cela, à mon avis, qu'il faut toujours croire en l'homme et aimer la vie !!!

A propos de peine de mort, une amie m'a proposé d'ecrire une nouvelle sur ce sujet (en vue de publier ce collectif qui regroupera beaucoup d'auteurs connus et moins connus). J'y ai réflechi durant deux mois au moins et j'ai enfin mon sujet. Je tournais en rond dans mes idées, je ne voyais que des clichés, des choses déjà lu, déjà vu. Mais là, je sens que je tiens quelque chose d'original où il ne sera pas question de mort ni d'assassin, juste dans la sensation, dans l'olfactif, le visuel et le gôut. Un dernier plaisir, en quelque sorte.

 

 

14 juillet 2007

Demain sera un autre jour...

Le "dong" d'heure,

comme un rire moqueur

est un pan de mort

qui ne me fait pas peur.

 

Vous allez peut-être penser: :" Et bien, elle est pas joyeuse-joyeuse celle-là !".

 Mais en fait, si je suis joyeuse, heureuse de vivre ma vie actuelle, mais je manque de temps, je n'ai pas peur de la mort (sic !) contrairement à beaucoup d'autres, puisque mon esprit est davantage oriental qu'occidental. Non, mourir n'est pas encore là le problème, le problème est que je n'ai pas le temps de noter les choses que je vis. Peut-être parce que je vis trop ? est-ce qu'on peut vivre trop ? Non, ce n'est pas ça nopn plus, disons que je vis bien mais que je ne fais pas assez ce que je veux faire : à savoir, pour l'heure, decouvrir d'autres contrées, et écrire. Oui, ça ça me manque enormément. Etre trop fatiguée, "lobotomisée" devrais-je écrire pour écrire me frustre. Mais je me dis aussi qu'écrire dans l'urgence peut aussi devenir un style (Anita, comme une attente bleue, mon dernier texte, a été ecrit dans le stress et le manque de temps et modestement, j'aime bien ce texte)

Puisqu'il me reste quelques minutes grignotées sur mon repas, je savoure mon plaisir de vous faire partager : l'opéra punk (je ne sais pas en quoi on peut parler de punk mais bon) d'Emir Kusturica : Le temps des Gitans.

Sur scène beaucoup d'action et des oies ( c'est important les oies pour les tsiganes mais je ne sais pas encore pourquoi.) Les yeux et les oreilles ne savent plus où regarder, où écouter et c'est merveilleux et ça donne envie de se lever, de danser et de chanter à tue-tête, de vibrer avec les acteurs, de pleurer et de rire, d'être en vie pleinement. L'opéra reprend le film avec quelques ellipses et des mises en scènes intéressantes.

La suite à la prochaine pause...

 

06 juillet 2007

La dernière attente

Anita,
Comme une attente bleue.


Assise sur un banc de bois vert
Anita attend
Mieux
Elle espère.
Le vent qui bleuit ses doigts
Emportera toutes les toiles
Entassées dans sa cervelle lunaire.
Elle espère.
Mieux
Elle attend
Qu’un passant pressé
Soulève assez de terre pour l’enterrer.

Oh ! Anita dans ton cœur sombre,
Ne vois-tu pas, trop loin de toi, venir cette ombre ?

Le vent ébruite les feuillages
Murmure d’eau
Comme une mer à venir
Anita soupir.
Femme-paysage
Personne ne la voit ;
Anita se noie
Sous trop de terre,
sous trop de ciel
Anita se perd.
Et ses cheveux s’emmêlent
Et ses doigts palpitent
Sur ce banc de bois vert
Seul espace seule limite.

Oh ! Anita dans ton cœur sombre,
Ne vois-tu pas, non loin de toi, marcher cette ombre ?

Anita ne parle pas.
Elle observe les passants,
Les enfants
Et tout ce monde qu’elle tutoie.
Anita attend encore,
Lentement bleuit son corps
C’est un pétale, une fleur
Dont la tristesse au cœur demeure.
Fragile végétal
Vouée au vent, aux bouquets,
Aux pas distraits
Tu subis le temps qui s’installe.
Il vole ta place, ta vie, tes envies
Et tes lèvres où ton sourire gît.

Oh ! Anita dans ton cœur sombre,
Ne vois-tu pas, en face de toi, passer cette ombre ?

C’est donc cette ombre que tu attends
Gerçure de l’âme
Il te bleuit le cœur à blanc
Oh ! Anita, sombre femme !

L’ombre aime la lumière
Et toi, toi ! Tu espères !
Tu espères l’éblouissement
Et le soleil s’incline

Mais sache,
Oh ! tendre Anita,
Que jamais
L’ombre du mensonge ne se devine.


                                                      01.07.07

02 juillet 2007

Le monde est un mouchoir

Cela fait maintenant deux ans que je commande et vend des livres sur un site spécialisé à prix réduits (ce qui permet de faire tourner les titres de ma bibliothèque à moindre coût !)

Et depuis quelques semaines, chaque fois que je recevais une commande, je me disais : "un jour, se sera un ami écrivain ou dont je connais bien le travail qui me commandera des ouvrages".

Et ce jour est arrivé aujourd'hui. Le site brasse pourtant des milliers d'internaute, aussi bien acheteur que vendeur !!!

Il va être drôlement étonné et davantage encore puisque je voulais à tout prix lui envoyer Papa-barque ! J'image sa tête quand, ouvrant son pli, il découvrira mon album avec un petit mot !

J'adore ces instants magiques que la vie nous reserve !

 

01 juillet 2007

Chez moi.

Je pensais avoir tout lu d'Agota Kristof (hormis son théâtre), mais en fin de journée, j'ai fait la découverte d'un tout petit recueil de nouvelles : C'est égal.

Je n'ai lu que trois textes et, pour le moment, je n'ose pas aller plus avant, tant l'écriture de cette femme me chamboule le coeur.
C'est magnifique.

Je vous fais partager cette lecture. Ce n'est pas long. Juste quelques minutes.

Chez Moi.

Est-ce que se sera dans cette vie ou dans une autre ?
Je rentrerai chez moi.
Dehors les arbres hurleront, mais ils ne me feront plus peur, ni les nuages rouges, ni les lumières de la ville.
Je rentrerai chez moi, un chez-moi que je n'ai jamais eu, ou trop loin pour que je m'en souvienne, parce qu'il n'était pas, pas vraiment chez moi, jamais.
Demain j'aurai ce chez-moi, enfin dans un quartier pauvre d'une grande ville. Un quartier pauvre, car comment devenir riche de rien, quand on vient d'ailleurs, de nulle part, et sans désir de devenir riche ?
Dans une grande ville car les petites villes n'ont que quelques maisons de déséhrités, seules les grandes villes possèdent des rues et des rues sombres à l'infini où se tapissent des êtres semblables à moi.
Dans ces rues, je marcherai vers ma maison.
Je marcherai dans les rues fouettées par le vent, éclairées par la lune.
Des femmes obèses, prenant le frais, me regarderont passer sans mot dire. Moi, je saluerai tout le monde, remplie de bonheur. Des enfants presque nus rouleront dans mes jambes, je les soulèverai en souvenir des miens qui seront grands, riches et heureux quelque part. Je les caresserai, ces enfants de n'importe qui, et je leur offrirai des choses brillantes et rares. Je reléverai aussi l'homme ivre, tombé dans le ruisseau, je consolerai la femme qui court, hurlant dans la nuit, j'écouterai ses souffrances, je la calmerai.
Arrivée chez moi, je serai fatiguée, je me coucherai sur le lit, n'importe quel lit, les rideaux flotteront comme flottent les nuages.
Ainsi le temps passera.
Et, sous les paupières, passeront les images de ce rêve mauvais que fut ma vie.
Mais elles ne me feront plus mal.
Je serai chez moi, seule, vieille et heureuse.



Il faut savoir qu'Agota Kristof est née en Hongrie et qu'elle a fuit son pays en 1956. Elle est arrivée en France sans rien, sans plus de passé, sans avenir encore. Elle était pratiquement analphabête et c'est pourtant dans sa langue d'exil qu'elle s'est fait mondialement connaitre grâce à sa trilogie : Le grand cahier, La Preuve et le Troisième mensonge.

Son écriture est souvent dure mais tellement juste.

J'ai eu le grand bonheur de la croiser par hasard lors du salon du Livre de Paris, il y a de cela quelques années maintenant. Une femme tout en reserve, en simplicité. Une femme vraie.
Je suis si heureuse de découvrir ces nouveaux textes que je vais savourer comme la campagne un matin d'été nu.

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