09 septembre 2007

Le matin

 

 

Je me suis levée avec le soleil, petite fille. Seule ta respiration lente et profonde troublait le silence. Posés sur tes cils, nous avons attendus. Parce que je peux encore attendre pour toi. Tu as ouvert les yeux et souris. Le soleil t’a un peu éblouis, mais tu n’as rien dit. Et tu ne m’a pas vu. J’appartiens pourtant à ton premier regard petite enfant, et cela suffit à me ravir. Je vis dans ta prunelle et regarde le même monde que toi, désormais. J’observe avec tes yeux d’enfant l’émerveillement de l’instant.

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