09 janvier 2009
Papa-barque, finaliste du prix Libbylit
Bonjour à toutes et tous,
Il y a de cela quelques notes, lors de ma (petite) rétrospective de l'année 2008, j'évoquais le Prix Libbylit (Important prix littéraire en Belgique) où Papa-barque est arrivé finaliste.
Voici maintenant la (très belle) critique.
Sélection des meilleurs albums et romans parus entre novembre 2007 et octobre 2008
Un enfant s’adresse à son papa qu’il ne connaît pas. Sa maman lui a dit qu’il est née sans papa mais il sait que les bébés ne se font pas tout seuls. Sa maman est militante et n’a besoin de personne pour l’élever et l’aimer. Mais personne ne voit non plus ses larmes le soir quand elle est seule. Un enfant qui se demande comment son papa peut se débrouiller sans lui ; un papa qui a peut-être une barque blanche « comme les nuages de novembre[…] froid et sans amour, ça pleut des larmes de solitude. » Un enfant qui garde le souvenir d’une voix chaude et le tam-tam des doigts de papa sur le ventre de maman avant sa naissance. Un papa qui n’est plus là et que l’enfant appelle de tout son cœur. Un enfant qui aime son papa.
Un texte fort, empreint d’amour, d’humour, de tendresse, de poésie, bouleversant d’émotions qui ne laissera personne indifférent. Des illustrations poignantes, hautes en couleurs, appuyant fortement le ressenti vécu de cet enfant sans papa. Un album extraordinaire qui secoue son lecteur !
Dès 7/8 ans, avec papa et maman !
(I.D)
14:22 Publié dans Critique de livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, prix, album, livre, critique, jasmin, papa
10 mai 2008
Papa-barque sur le blog Journal d'un libraire
Vous trouverez ci-dessous une critique très élogieuse et très juste de Papa-barque, publiée en février dernier sur le blog "journal d'un libraire". Qu'il en soit sincèrement remercié !!!
Dans le jury incorruptible auquel j'appartiens, il y a discussion, débat. J'aime ça. De plus en plus spécialisé en libraire pour enfants doués voire surdoués, j'aime parfois penser et sans me forcer, que tous n'ont pas la même chance. J'aime aussi quand d'un seul coup un livre arrive, et qu'il ne parle pas à tout le monde de la même manière. J'aime me dire que je serai là quand la personne qui a besoin de ce livre viendra le chercher. Parce que je suis sur que ce livre est déjà à quelqu'un, et même à plusieurs personnes et pas forcément les plus concernées. Parce que c'est un livre de qualité, au delà de son originalité, de son point de vue. Certains albums sont un peu des essais. Ils ouvrent le dialogue ou le débat d'une manière singulière, contemporaine. Il commence comme ça : " je suis né sans papa. C'est maman qui me l'a dit." Illustré par Yan Thomas, il a trouvé l'illustration qu'il fallait à ce récit, psychologique, intime. L'intime dérange toujours un peu dans ce qu'il est une confidence et qu'il pose toujours la question des questions qu'on va donner à nos enfants. Alors ce livre sans doute et je l'espère sera porté par les bibliothécaires, classé thématiquement puis appartenant à celui qui l'empruntera parce que dedans il y a quelque chose qui questionne, ce papa qui n'est pas là, et cette maman qui s'occupe de tout et fait sans papa. Moi, l'intime ne me dérange pas et Magali Turquin a sans doute dû faire un long voyage avant de livrer ce texte et de le dédicacer : "a mon père pardonné", citant en préambule les têtes raides "poussière de toi / dans l'infini de moi". La quête de tendresse de cette enfant est très touchante et très forte comme le regard qu'il a sur son seul parent. "Je t'aime papa seul", quelle plus belle langue d'enfant que cette invention de langage ? La générosité d'un enfant qui inverse la question "Mais lui, mon papa, comment il se débrouille sans moi ?" Il invente un papa-barque et le fait voyager dans ses questions, ses représentations... C'est très beau et en dehors du boulot je croise tellement d'enfants doués aussi mais sans papa pour x et x raisons. Ce livre fait remonter en moi deux souvenirs deux lectures : "fils de clown" et Zola quand la vieille Maquart va enfin trouver l'amour dans le regard d'un enfant loin de tout ce que peuvent penser les adultes. Un enfant aime et ne juge pas, et c'est sans doute la force de ce livre bien singulier. Et je suis même sur qu'il intéresserait ceux qui ont tout, parce que les enfants pensent, s'interrogent. "Papa-barque" de Magali Turquin et Yan Thomas pour l'illustration aux éditions du Jasmin...
20:36 Publié dans Critique de livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : critique, papa-barque, magali turquin, yan thomas
17 juillet 2007
Peine...
Cette nouvelle note, toujours écris dans l'urgence (ça fatigue l'urgence) pour vous parler ( pourquoi ne l'ai-je pas fait avant ? Mystère et désolation) d'une série manga qui vient de se terminer : Détenu 042. 5 tomes qui prennent le lecteur aux tripes et le fait reflechir sur qu'est-ce que la peine de mort, qu'est-ce qu'un assassin ? Qu'est-ce qu'une victime ? Et oui, les mangas peuvent aussi faire réflechir, on ne le dit pas assez !!!
Pour vous résumer l'histoire, un jeune homme est condamné à mort pour avoir assassiné 7 personnes. On lui propose de participer à une experience experimentale : Il sera homme à tout faire dans un lycée mais pour pouvoir le contrôler, on va lui implanter une puce dans la tête, s'il s'enerve trop, la puce eclatera et lui avec !
Le jeune homme, en 5 tomes, va radicalement changer, on vit avec lui ce changement, même si ce qui devait arriver arrivera, on vit deux ans de la vie d'un homme. C'est assez émouvant parce qu'on n'a pas envie qu'il meurt, qu'il soit condamné, même si on ne peut pas pardonner son acte passé, ce manga nous fait comprendre qu'une personne n'est pas la même tout au long de sa vie, que l'être humain est toujours perfectible et c'est pour cela, à mon avis, qu'il faut toujours croire en l'homme et aimer la vie !!!
A propos de peine de mort, une amie m'a proposé d'ecrire une nouvelle sur ce sujet (en vue de publier ce collectif qui regroupera beaucoup d'auteurs connus et moins connus). J'y ai réflechi durant deux mois au moins et j'ai enfin mon sujet. Je tournais en rond dans mes idées, je ne voyais que des clichés, des choses déjà lu, déjà vu. Mais là, je sens que je tiens quelque chose d'original où il ne sera pas question de mort ni d'assassin, juste dans la sensation, dans l'olfactif, le visuel et le gôut. Un dernier plaisir, en quelque sorte.
10:25 Publié dans Critique de livres, Le cri du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manga, detenu 042, peine de mort, refelxions, nouvelle, ecriture
11 février 2007
Death note, manga à suivre de près !
Les personnes dont le nom est écrit dans ce cahier meurt.
Il faut avoir en tête le visage de la personne dont on écrit le nom, sinon cela ne fonctionne pas. Par conséquent, on ne peut obtenir un résultat sur les personnes de mêmes nom et prénom en une seule fois.
A la suite du nom, si l'on écrit la cause de la mort dans un délai de 40 secondes du monde des humains, cela se réalise.
Si l'on n'écrit pas la cause, la mort est systématiquement due à un arrêt cardiaque.
Si l'on écrit la cause, on obtient alors un délai supplémentaire de 6 minutes et 40 secondes pour décrire précisément le déroulement de la mort.
Dès lors que le death note tombe dans le monde des humains, il lui appartient.
Celui qui s'en saisit devient alors capable de voir et d'entendre le dieu de la mort qui en est l'ancien propriétaire.
Celui qui fait usage de ce cahier ne va ni en enfer ni au paradis. Si l'on écrit l'heure de la mort dans les 40 secondes qui suivent le moment où l'on écrit "crise cardiaque" comme cause de la mort, on peut fixer l'heure de la mort même pour une crise cardiaque.
La personne qui touche le death note devient capable de voir et entendre l'ancien propriétaire du cahier qu'est le dieu de la mort, même si elle n'en est pas elle-même le nouveau propriétaire.
Le possesseur du death note garde à ses côtés, jusqu'à sa mort, l'ancien possesseur, un dieu de la mort, aussi longtemps qu'il détient le death note.
En général, le dieu de la mort apparaît devant le nouveau possesseur du death note dans les 39 jours qui suivent le premier jour de l'utilisation.
Un dieu de la mort, propriétaire d'origine du death note, en général, ne fait rien qui puisse aider à faire mourir avec le death note.
Le dieu de la mort n'a aucune obligation d'expliquer complètement l'utilisation du cahier ou les règles à l'humain qui en a pris possession.
Un dieu de la mort peut rallonger sa vie en inscrivant des noms d'humains dans le death note, mais un humain, non.
Une personne qui devient possesseur d'un death note peut obtenir un oeil de dieu de la mort, lui permettant ainsi de connaître le nom de celui ou celle quelle regarde, en échange de la moitié de sa vie restante.
Un dieu de la mort ne peut pas être tué, même si on lui tire une bale dans la tête ou si on lui plante un couteau dans le coeur. Il serait possible de tuer un dieu de la mort, mais en général, les dieux eux-mêmes ignorent comment. Les conditions de la mort décrites dans le death note ne peuvent se réaliser que si elles sont physiquement possibles et/ou si elles apparaissent réalisables normalement par un humain.
Les conditions possibles de la mort ne sont pas connues du dieu de la mort. Il est donc nécessaire de chercher et de trouver par soi-même.
Il est possible d'écrire dans le death note avec n'importe quel objet (sang, maquillage, etc.) pourvu que l'on puisse écrire directement avec, que cela soit lisible et que cela ne s'efface pas.
Même le propriétaire d'origine du death note, un dieu de la mort, ne sait pas tout du cahier..
19:35 Publié dans Critique de livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : death note, manga, kana, shonen, dieu de la mort, tsugumi ohba
27 octobre 2006
Aimé...
Sous un ciel de harpies – Frédérique Lorient – Coll. Autres mondes – Edition Mango
Kaël, un jeune garçon envoyé sur Zol pour payer la dette de ses parents sur Terre, se retrouve, bien malgré lui, garde.
Il doit surveiller les mineurs envoyés toujours plus profondément dans les galeries souterraines à la recherche des précieux diamalites. Si ce nouveau poste plus permet de vivre plus confortablement et d’être mieux protégé de l’attaque des monstrueuses harpies, cela ne le préserve pas de la lâcheté, de la jalousie et des trahisons de Maée, une jeune fille dont il est tombé aveuglement amoureux.
Devenir garde au service du gros Henne, implique aussi de mater les éventuelles futures fortes têtes, de se débarrasser des blessés les plus gravement atteints et d’abuser de son statut de privilégié. Kaël ne supporte rien de tout cela. Mais il tient à sa vie. À celle de la petite Delphie également.
L’arrivée d’une nouvelle mineure, Kelly, va l’encourager dans son désir de fuite et de vie libre.
Frédérique Lorient signe avec Sous un ciel de harpies, son second roman pour la collection « Autres mondes ». Dans cet ouvrage, la responsabilité morale y est abordée par l’action de façon judicieuse et reflète bien la complexité qu’implique le choix. Mais, comme le dit et le répète par deux fois Kaël, « On a toujours le choix ». Le choix de faire le bien pour soi, pour la société, le choix de servir égoïstement ses propres intérêts ou penser aux autres, librement, humainement.
22:55 Publié dans Critique de livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





