14 novembre 2007
Wangmo and cie.

11:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : écriture, prix littéraire, littérature, tibet, Rabat, Maroc, voyage
05 novembre 2007
Nouvelle parution
Pour continuer dans le bonheur, une nouvelle publication est prévue tout bientôt (le 15 novembre). Je participe au collectif : Un amour d'enfance, publié par Bayard.
Je n'ai pas ecore de couv' à montrer. Je sais seulement que je suis la benjamine, qu'il y a des auteurs et des illustrateurs reconnus qui ont participé et que le but de l'ouvrage était de parler du premier ouvrage dont ont se souvient parfaitement et qui nous a marqué.
Drôle d'aventure que cette publication. au départ, une idée lancée par La charte des auteurs et illustrateurs. Chaque chartiste était libre de particpier à ce collectif. On ne savait pas encore sur quoi ça allait déboucher mais comme j'ai toujours gardé avec moi "Le premier livre" dont je me souvienne parfaitement et qu'on m'avait offert, je me suis dit que ce serait sympa de participer à cette idée. Il y a eu de nombreuses réponses. Au bout de quelques mois, les participants ont appris que le projet allait être publié. Déjà très sympa. ensuite, publié par Bayard. Je n'ai jamais rien publié chez eux mais je surveille toujours leur nouvelle collection de romans car je la trouve intéressante.
Et voilà, après avoir accepté de reverser nos droits à la Charte, le collectif sort dans quelques jours.
Je sais que je suis bien entourée et qu'ainsi, mon nom, inconnu du grand public, va pouvoir circuler.
Cette nouvelle publication tient en partie à la chance et j'ai toujours revendiquée que : je donne toujours une chance à la chance...
09:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, publication, livre, enfance, collectif, auteur
01 juillet 2007
Chez moi.
Je pensais avoir tout lu d'Agota Kristof (hormis son théâtre), mais en fin de journée, j'ai fait la découverte d'un tout petit recueil de nouvelles : C'est égal.
Je n'ai lu que trois textes et, pour le moment, je n'ose pas aller plus avant, tant l'écriture de cette femme me chamboule le coeur.
C'est magnifique.
Je vous fais partager cette lecture. Ce n'est pas long. Juste quelques minutes.
Chez Moi.
Est-ce que se sera dans cette vie ou dans une autre ?
Je rentrerai chez moi.
Dehors les arbres hurleront, mais ils ne me feront plus peur, ni les nuages rouges, ni les lumières de la ville.
Je rentrerai chez moi, un chez-moi que je n'ai jamais eu, ou trop loin pour que je m'en souvienne, parce qu'il n'était pas, pas vraiment chez moi, jamais.
Demain j'aurai ce chez-moi, enfin dans un quartier pauvre d'une grande ville. Un quartier pauvre, car comment devenir riche de rien, quand on vient d'ailleurs, de nulle part, et sans désir de devenir riche ?
Dans une grande ville car les petites villes n'ont que quelques maisons de déséhrités, seules les grandes villes possèdent des rues et des rues sombres à l'infini où se tapissent des êtres semblables à moi.
Dans ces rues, je marcherai vers ma maison.
Je marcherai dans les rues fouettées par le vent, éclairées par la lune.
Des femmes obèses, prenant le frais, me regarderont passer sans mot dire. Moi, je saluerai tout le monde, remplie de bonheur. Des enfants presque nus rouleront dans mes jambes, je les soulèverai en souvenir des miens qui seront grands, riches et heureux quelque part. Je les caresserai, ces enfants de n'importe qui, et je leur offrirai des choses brillantes et rares. Je reléverai aussi l'homme ivre, tombé dans le ruisseau, je consolerai la femme qui court, hurlant dans la nuit, j'écouterai ses souffrances, je la calmerai.
Arrivée chez moi, je serai fatiguée, je me coucherai sur le lit, n'importe quel lit, les rideaux flotteront comme flottent les nuages.
Ainsi le temps passera.
Et, sous les paupières, passeront les images de ce rêve mauvais que fut ma vie.
Mais elles ne me feront plus mal.
Je serai chez moi, seule, vieille et heureuse.
Il faut savoir qu'Agota Kristof est née en Hongrie et qu'elle a fuit son pays en 1956. Elle est arrivée en France sans rien, sans plus de passé, sans avenir encore. Elle était pratiquement analphabête et c'est pourtant dans sa langue d'exil qu'elle s'est fait mondialement connaitre grâce à sa trilogie : Le grand cahier, La Preuve et le Troisième mensonge.
Son écriture est souvent dure mais tellement juste.
J'ai eu le grand bonheur de la croiser par hasard lors du salon du Livre de Paris, il y a de cela quelques années maintenant. Une femme tout en reserve, en simplicité. Une femme vraie.
Je suis si heureuse de découvrir ces nouveaux textes que je vais savourer comme la campagne un matin d'été nu.
00:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agota kristof, nouvelles, c'est égal, exil, hongrie, analphabête, le grand cahier
03 juin 2007
Cent voi(x)es
Je reviens de loin. De moi.
Ou je n'étais plus. Ou je ne suis pas encore. Pas tout à fait.
Sans voix.
Sans voie.
Tracer son chemin prend du temps. Et de l'énergie.
J'ai creusé, creusé. Au lieux d'avancer. Je me suis enfoncée. Jusqu'au cou.
Au-delà.
Sans rien trouver. Même pas un moral d'occas'. Alors j'ai arrêté de creuser. Je rebouche maintenant les trous. Il en reste des bosses. Des bosses au coeur. Mais des bosses c'est mieux qu'un terrain plat.
Ca fait des mini montagnes, ça donne du relief, ça permet de voir pus loin quand on est dessus. J'ai un coeur cabossé qui forcement ne tourne pas rond. Mais c'est ainsi. C'est mon coeur. Et je l'aime bien, ce petit coeur cabossé. J'écris un texte sur lui en ce moment. Entre autres textes. Plein de textes. Beaucoup d'envie d'écrire aussi. Mais le temps qui emporte tout. Tout. Sauf la fatigue.
Tout. Sauf au fond de moi l'espoir. Petite lumière de vie.
Comme le chante Grand corps malade : "La vie c'est gratuit et je vais me resservir !"
Alors je me ressers et sur ce plateau vous aussi vous reprendrez bien un petit peu de ce sourire timide qui ne me quitte pas. Un sourire en entrée et en plat principal, et oui, un livre !!!
Nouveau.
Encore chaud.
Un album pour les grands et les petits. Sur la vie. Sur l'amour. Sur les papas, les mamans et les enfants au milieu.

13:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : livre, magali turquin, yan thomas, amour, relation, père, mère
20 mai 2006
Shalinka, Tome 1 : L'héritier du tigre.

dès lundi, n'hésitez pas à vous procurer ce premier roman d'Irène Delse, L'héritier du tigre, aux éditons Le navire en pleine ville. - disponible dans les Fnacs et de très nombreuses bonnes libraires. Et pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent se déplacer, pensez aux achats en ligne !!! -
J'ai eu l'honneur de lire le manuscrit alors qu'Irène recherchait un éditeur dans le domaine adulte. Je lui ai simplement conseillé, après lecture, de penser aux éditeurs jeunesse...
Je suis sincèrement très heureuse de voir ce manuscrit publié. Il en vaut la peine et l'auteur aussi d'ailleurs (non, non, personne ne m'a payé pour écrire cela !)
J'attends maintenant de découvrir la nouvelle mouture pour vous en parler plus en détail...
Faites que ce Week-end passe vite !!!
15:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18 mai 2006
Le "détail" de Thierry Magnier
En tant que très grande lectrice de romans pour adolescents (plus de 80 ouvrages) - petite digression : j'ai entendu ce matin que de plus en plus de personnes arpentaient les bibliothèques et lisaient, ô miracle, un livre par an. C'est bien mais comme toute chose, l'amélioration est de ce monde, maintenant - j'ai depuis un an à peu près, un rituel de lecture uniquement resérvé aux ouvrages de la maison d'édition de Thierry Magnier. En effet, je me suis rendue compte que dans l'achevé d'imprimer (situé à la toute fin du livre, avec la date de parution, le nom de l'imprimeur...), se trouvait toujours une petite phrase en rapport avec le texte.
Quelques (bon) exemples :
Dans Voyage contre le vent de Peter Härtling, il est écrit achevé d'imprimer : Cet ouvrage a été achevé d'imprimer dans la salle des pas perdus...
Attendre, valises aux pieds, attendre qu'un train arrive et les emmène jusqu'à Vienne. Bernd et sa tante Karla sont coincés dans une petite gare tchèque. La guerre est terminée et les vainqueurs d'hier sont les vaincus d'aujourd'hui. Interminables les journées à chercher où se loger, de quoi manger, avec les autres réfugiés, tous allemands comme eux et qui doivent rentrer... Pour tromper l'ennui, Bernd emprunte une draisine et explore les environs. Il croise souvent le mystérieux M. Maier, mi-héros mi-trafiquant, qui va l'embarquer dans ses affaires louches...
Dans Le quatrième soupirail de Marie-Sabien Roger, il est écrit : Cet ouvrage à été achevé d'imprimer dans un souffle...
Un matin, le père de Pablo est enlevé, sous ses yeux, par des soldats. Son seul crime : éditer de la poésie révolutionnaire. Mais dans ce pays d'Amérique du Sud, écrasé par une dictature, il n'y a plus de place pour la liberté d'opinion. Pour Pablo, la révélation est brutale. Il prend enfin conscience de ce qui se passe autour de lui. Avec l'aide d'un réseau de résistants, il va tenter de retrouver son père, détenu et torturé dans la sinistre prison de San Marcos. Il verra les bourreaux à l'œuvre, et comprendra alors toute l'importance des textes que son père imprimait, jour après jour, pour lutter contre l'oppression.
« Pablo, le héros du Quatrième Soupirail revient (…) vingt ans après, devant le collège alors réquisitionné par la junte au pouvoir pour mener ses interrogatoires à l’abri des regards indiscrets. Pablo avait seize ans lorsque son père, "coupable" d’imprimer des poèmes, quand la dictature avait brûlé, censuré, interdit "tout ce qui de loin ou de près parlait de liberté, de révolution, de justice et d’espoir, ce qui pouvait tirer un homme vers le haut", avait été arrêté et emprisonné dans ce lieu. Le jeune homme, entré dans un réseau de résistance, avait réussi à se faire embaucher comme plongeur à la cuisine, et peu à peu, comprenant l’importance de la poésie, à apporter un peu de douceur à son père en glissant par le quatrième soupirail, celui de sa cellule, des bribes de poèmes. » (un extrait d’un article de François Mathieu, L’Humanité, 7 avril 2005)
enfin, troisième exemple qui pour moi est le plus fort et donne une valeur encore plus pertinente à ce texte si fort.
Faire le mort de Stefan Casta où il est écrit : Cet ouvrage a été achevé d'imprimer irreversiblement...
Les amis de Kim sont probablement devenus fous, tout à coup. Sinon pourquoi auraient-ils laissé leur camarade comme mort, roué de coups au cœur de la forêt suédoise où ils étaient partis observer des oiseaux. La jeunesse n'est pas forcément synonyme de gentillesse et de solidarité. Cette histoire nous plonge en eaux troubles. La tension est là dès les premières pages où le narrateur évoque par bribes la soirée qui a mal tourné et le sentiment de mort, omniprésent dans ces instants d'horreur. Des allers retours entre le passé et le présent nous permettent de comprendre ce qui est arrivé à Kim : une drôle d'aventure, un drame que la victime a du mal à évoquer, d'où les longs monologues qui ponctuent le récit . La douleur est trop forte. L'alcool, la drogue et sans doute aussi le racisme se cachent derrière cette histoire qui invite à réfléchir.
A notre époque bien pensante de sympathie obligatoire, voilà un livre qui soulève un coin du voile pour montrer la face noire du monde. L'écriture de Stefan Casta est une écriture libératrice qui porte un message de prévention contre la violence. Un texte fort, servi par une écriture aussi précise qu'impitoyable.
22:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




