07 juin 2008

Question d'écrits.

 

Yan Thomas, l'illustrateur original de l'album Papa-Barque m'a fait remarqué, après avoir lu Innocent, qu'il avait l'impression que j'avais vécu ce génocide rwandais.

 

C'est très flatteur de sa part. Et c'est assez troublant car ce n'est pas le premier lecteur à me dire ce genre de choses. quelques lecteurs de Papa-Barque m'avaient déjà dit : "C'est ça. C'est comme ça. Vous êtes dans le juste, le vrai". Et bon nombres de lecteurs du Chemin de Wangmo m'ont demandé :"mais vous êtes allés au Tibet ? C'est tellement ça. ça sonne juste."

 

Et, en me remémorant ces commentaires, j'essaie de me souvenir dans quel état je suis lorsque j'écris.

 

Je sais que je ne me suis jamais fait rire ni pleurer ( certains auteurs y parviennent. Je ne considère pas cela comme du nombrilisme mais plutôt comme une capacité à se dédoubler.)

Mais que me font mes écrits ? Et comment est-ce que j’écris ? M’est-il possible de donner une réponse ?

J’ai beau réfléchir, je n’arrive pas à donner d’éléments précis.

Ah si, je sens que, lorsque j’écris, des bouts d’images, de photos plus précisément me traversent l’esprit et je sais qu’il faut que j’écrive ce que je vois. C’est la même chose lorsque je cherche mes mots (et ça m’arrive souvent), il me suffit de visualiser l’objet pour le nommer. Pareil pour les personnes. Je n’ai pas la mémoire des noms mais je n’oublie jamais un visage et pour retrouver le nom d’une personne, il faut souvent que je la visualise ou que je la décrive pour pouvoir la nommer.

Mais en même temps, je ne décris pas l’image, elle apparaît brut, sans décor aucun. Il faut ensuite que je la resitue dans un contexte pour créer le décor.

 

 

Je vois plusieurs images qui ne sont pas liées entre elles ; je ne me tourne pas de films, non, juste quelques flashs d’image et l’histoire qui se déroule ensuite.

 

 

Mais comment expliquer que l’on me dise que j’écris avec exactitude, même si tout est inventé, pas vécu et pas forcément vrai, les lecteurs s’expriment par un « c’est ça. C’est tout à fait ça ! » Est-ce de la compassion ? Un dédoublement de personnalité ? Là je ne crois pas car je ne me représente jamais dans les situations que j’écris.

 

 

Je cherche à comprendre le monde qui m’entoure pour certainement mieux comprendre ma vie et la vivre au mieux. Voilà peut-être pourquoi j’écris. Mais ce n’est pas certain.  

11 mars 2008

OUF !!!

Après plus de deux semaines de problèmes liés à Haut et fort, je reviens enfin poser cette petite note. Merci à celles et ceux qui sont restés fidèles. Les autres, oui, oui, vous pouvez revenir maintenant, le blocage est passé.

 

J'ai plein de choses à vous dire, même si je suis en plein, "envoi de manuscrits" et que, mine de rien ça prend un temps fou (séléctionner les éditeurs, écrire une lettre d'accompagnement, retrouver les coordonnées de l'éditeur et de la bonne personne à contacter, imprimer les textes, mettre le tout sous enveloppe, passer à la poste) et puis après, c'est l'attente, terrible, merveilleuse, illusoire, longue. et enfin, les réponses (quand il y en a). Il ne faut pas se leurrer, beaucoup, beaucoup de réponses négatives et parfois c'est la grande déception car, pour ma part, il m'arrive régulièrement d'écrire un texte en pensant à un éditeur ou une collection bien précises. Alors quand le refus vient de la maison d'édition en question, il faut accuser le coup, prendre du recul, se dire que c'est dommage pour eux (parce que se dire tout le temps que c'est dommage pour nous est assez décourageant) réfléchir, attendre un peu et puis quand on a digéré, remanié au besoin le texte et tenter l'aventure vers un autre éditeur.

 

Surtout, ne jamais lâcher prise. A un moment ou un autre, à force d'envoyer ses textes, d'écouter les conseils des éditeurs (parce que tous ne renvoient pas de lettres types, heureusement) de retravailler, on parvient à trouver un éditeur. Il faut juste du temps, de la perseverance, savoir tendre l'oreille, être opportun, parfoisy aller au culot et puis continuer à croire en soi, en son travail.

 

Bien sûr, il peut y avoir des moments de découragement mais ce n'est pas une raison pour brûler ou effacer (c'est peut-être plus à la mode effecer !) son travail, parfois peu de choses suffisent pour que son texte prenne une toute autre tournure et révèle toute sa force et sa beauté.

 

 Je ne crois pas qu'il y ait de "meilleur moment" pour envoyer ses textes. Pour ma part, j'évite simplement septembre parce que tous les profs et toutes les personnes qui ont fini leur projet pendant les vacances envoient en septembre. Bon avant les salons comme en ce moment, c'est un peu long pour les réponses car pas mal d'éditeurs sont concentrés sur le salon (Du livre de PAris, en l'occurence), mais bon, parfois je me dis que c'est peut-être pire après le salon car toutes les personnes ont rencontrés des éditeurs et envoient leur manuscrit !

Si j'ai un début de bonne nouvelle, je vous le fait savoir, bien entendu.

 

D'ici là, portez vous bien et à soyez attentif, j'envverrai dès demain une nouvelle note.

 

 

 

14 janvier 2008

Couleur : BLANC

" Il faut vivre pour écrire et non écrire pour vivre". C'est ce que j'avais écris il y de cela bientôt deux mois dans un petit quoi de mon blog... Et j'ai vécu, j'ai drôlement bien vécu... et je n'ai pas beaucoup écris, que ce soit ici ou ailleurs, parce que parfois, la vie est tellement intense, tellement belle qu'elle se passe et dépasse tout !

 

 Pendant deuxmois, j'ai fait pousser du blanc sur mon blog ! Peut-être parce que la neige ne se décide pas à tomber en région parsienne, peut-être parece que le blanc n'est pas le vide mais une invitation à la création !

 

Merci à ceux et celles qui continuent à passer voir si j'utilise d'autres teintes que le blanc pour exprimer ma vie en ce moment !

 

Merci à celui ou celle qui donne à ce blanc, pour moi, toutes les teintes de l'arc  en ciel et du bonheur !

 

Je ne vous promets toujours pas de régularité dans mes notes, mais je suis là et je sais que vous êtes là, souvent discrets mais présents et cela me suffit. Comme un écho de lumière.

 

 

 

03 décembre 2007

Avis de tempête.

 

 

 

Le vent dans les grands arbres

comme une mer accrochée,

une mer approchée

et jamais atteinte.

Une cime au ciel,

un nuage éphémère

et tout le bleu autour

qui attend d'être vu.

 

02 décembre 2007

Deux urgences avant le Maroc

 

 

Je suis revenue du MAROC mercredi soir, 3° m'accueillaient, plutôt frisquet le temps parisien, mais tellement de bonheur dans les bagages que le froid ne pouvait pas m'atteindre...

 

Il faut que je raconte combien les marocains sont accueillants et chaleureux, combien les collégiens et écoliers des collèges publics marocains et privés français sont généreux, émouvants, drôles, pétillants, pleins d'espoir, intelligents, surprenants... Il me faut du temps pour décrire toutes ces émotions. Dans moins d'une heure, je pars pour Montreuil, signer Papa-barque et retrouver des connaissances et des amis, découvrir des petites merveilles... Alors je ne veux ni précipiter ni bâcler ce séjour inoubliable... Ce soir, j'espère, le temps me sera donné. Deux choses qui m'envahissent l'esprit ce matin. L'une que j'ai depuis quelques mois mais que je n'osais pas exprimer. La liste des liens de ce blog comprend une personne décédée qui plus jamais ne retouchera à ses écrits. J'aurai dû l'enlever mais je ne peux pas. Sur mon téléphone portable, je garde le numéro d'une amie chère également décédée mais je ne peux pas enlever son numéro.  

Certains vont encore me trouver sombre et lugubre... mais imaginez que ces deux amies décident, de là où elles sont, de venir me faire un petit coucou... Si elles ne trouvent pas de "porte" comment pourront-elles me faire signe...Hein, vous y avez penser à ça vous ? Comme je dis souvent, je laisse toujours une place au hasard et c'est encore le cas aujourd'hui  en laissant ces deux moyens de communication ! Après, à vous de juger ou non mais pour moi, c'est plutôt un signe d'espoir que de nostalgie.

  Autre chose. En visitant le blog de Où sont les enfants ?ce matin, j'ai découvert l'ouvrage de Catherine Leblanc. et là, je suis "tombée en amour" comme on dit dans le Grand Nord, tombée en admiration de cette phrase tirée de l'album : Litli soliquiètude : "Tu peux aller où commence le bleu." Cette phrase a pour moi tout un imaginaire, elle me donne très envie d’écrire, de voir où commence le bleu, il existe tellement de bleus… J’ai découvert l’écriture de Catherine Leblanc dans le premier livre de Où sont les enfants ?: La petite brouette de survie de Tieri Briet (le directeur de la maison d’édition) et déjà à l’époque, j’avais beaucoup aimé son texte. Le voici.  

Où sont les enfants ?

Dans les rues

A marcher dans les feuilles, à brûler

Des feux rouges

A essayer d’user les murs

Avec leurs mains, avec leurs cris et leurs tatouages

  Dans l’espace 

                Ils commencent un monde

  Où sont les enfants ?

Ils sont loin devant.

                                                Des étoiles sur les genoux, 

                                            Catherine Leblanc, Editions Le dé bleu.

15 novembre 2007

Un amour d'enfance chez Bayard.

10fcfb2d3a5563f2e7517875133b6ac9.jpg

 

Aujourd'hui, jeudi 15 novembre, nouvelle publication à mon actif. UN amour d'enfance, un collectif temoignage autour du livre de notre enfance, celui que l'on oubliera pas et qui nous a changé un peu, beaucoup la vie.

Pour cette nouvelle experience cursive et picturale, je suis plutôt bien entourée et j'en suis ravie.

Je ne dévoile pas tout mais ma participation tourne autour du livre : La toile de Charlotte de E.B White, paru à l'Ecole des Loisirs. Bientôt, vous saurez ce que m'a apporté ce livre, ce que m'apporte encore ce livre. Et ce que je vous apprendrai n'est pas écrit dans le collectif. Mais chut, c'est encore un peu tôt...

En attendant, allez donc jeter un coup d'oeil dans Un amour d'enfance !

14 novembre 2007

Wangmo and cie.

e37aa34e9e65b997ec7a061faa31f8e1.jpg
Je reviens quelques instants sur mon Prix littéraire decerné par des collégiens de Rabat.
Je "galère" depuis une semaine avec l'Ambassade de France à Rabat parce que mon éditeur n'a pas voulu avancer mes frais de déplacement et d'hebergement ! Les personnes avec qui je suis en contact à l'ambassade sont d'une gentillesse et d'une patience extreme mais je reste assez mécontente envers  l'attitude de Michalon.
Je reviens également sur Le chemin de Wangmo car, en relisant ce livre, je me rends compte à quel point cet ouvrage pourrait presque être qualifié de "collectif", tant l'amitié fut présente lors de l'écriture du roman.
trois des quatre personnages occidentaux sont mes meilleures amies, une anecdote relatée en Inde vient du voyage de noce de mon cousin, le poème exposé en fin d'ouvrage m'a été lu par un couple d'amis et bon nombre d'informations relatives au Tibet m'ont été fournies par des documentaires enregistrés par ma belle-maman !
En partant à Rabat recevoir mon prix, j'emmène avec moi toute cette complicité et cette amitié et je trouve que ça donne encore plus de valeur au prix.
Je pars dans moins de 15 jours maintenant et je ne sais toujours rien de la ville de Rabat ni de mon séjour en détail. Je sais simplement que je vais rencontrer les collégiens.
Enfin, je sais que sur place, je serai très bien accueillie par le frère d'un ami. C'est vraiment très gentil et ça me touche profondement.
Alors, je peux partir seraine...
  

05 novembre 2007

Nouvelle parution

 

Pour continuer dans le bonheur, une nouvelle publication est prévue tout bientôt (le 15 novembre). Je participe au collectif : Un amour d'enfance, publié par Bayard.

Je n'ai pas ecore de couv' à montrer. Je sais seulement que je suis la benjamine, qu'il y a des auteurs et des illustrateurs reconnus qui ont participé et que le but de l'ouvrage était de parler du premier ouvrage dont ont se souvient parfaitement et qui nous a marqué.

Drôle d'aventure que cette publication. au départ, une idée lancée par La charte des auteurs et illustrateurs. Chaque chartiste était libre de particpier à ce collectif. On ne savait pas encore sur quoi ça allait déboucher mais comme j'ai toujours gardé avec moi "Le premier livre" dont je me souvienne parfaitement et qu'on m'avait offert, je me suis dit que ce serait sympa de participer à cette idée. Il y a eu de nombreuses réponses. Au bout de quelques mois, les participants ont appris que le projet allait être publié. Déjà très sympa. ensuite, publié par Bayard. Je n'ai jamais rien publié chez eux mais je surveille toujours leur nouvelle collection de romans car je la trouve intéressante.

Et voilà, après avoir accepté de reverser nos droits à la Charte, le collectif sort dans quelques jours.

Je sais que je suis bien entourée et qu'ainsi, mon nom, inconnu du grand public, va pouvoir circuler. 

Cette nouvelle publication tient en partie à la chance et j'ai toujours revendiquée que :  je donne toujours une chance à la chance...

02 novembre 2007

Houlà !

 

Le moins qu'on puisse dire, c'est que cela fait longtemps que je n'ai pas déposé de notes dans mon blog. Pourtant... pourtant il se passe tellement de bonnes choses pour moi en ce moment que je pourrais écrire deux fois par jour sans me répéter !

Seul hic ! Le temps. Je le perds. Certains perdent leur clé, leur chemin, leurs dents... Moi, je perds mon temps. Entre les transports, la fatigue et mon travail, il me reste des miettes de temps que je n'arrive que très rarement à rassembler !

Si je peux écrire ce matin... c'est parce que je me suis trompée dans mes horaires !

Depuis plus d'un mois, je suis partie en vacances et dès mon retour, tout s'est accéléré.

J'ai terminé mon ensemble de textes dont une bonne partie est déposée sur mon blog. Je l'ai fait lire et les quelques lecteurs ont beaucoup apprécié.

J'ai également terminé pendant mes vacances un texte pour adolescents sur le conflit rwandais et l'ai fait lire à l'un de mes éditeurs qui paraît interessé. Rien n'est fait, bien entendu, mais je crois que ce texte à ses chances de publication.

L'album Papa-Barque à également obtenu un nouvel article dans la revue "Livres jeunes". Je le mettrai en ligne bientôt.

D'autres signatures et rencontres sont à venir (une note spéciale signature à venir !)

Et enfin, je garde le meilleur pour la fin, mon roman, Le chemin de Wangmo qui a déjà pratiquement deux ans d'existence, vient de recevoir un premier prix littéraire décerné par des collégiens de... RABAT, au Maroc !!! Et je suis invitée à la fin du mois de novembre à venir recevoir mon prix et à rencontrer les élèves ! J'ai du mal à réaliser. C'est tellement inattendu !!! J'avais pratiquement fait une croix sur ce livre qui n'obtenait le soutien de personne et, sans que ni mon éditeur ni moi-même ne soyons mis au courant, le roman remporte un prix littéraire !!!

 

Et voilà, le temps me rattrape, je dois filer, encore et toujours, partir bosser, attraper mon train de banlieue en vol, trouver une place, obtenir toutes mes correspondances... Bref, la vie parisienne !

 

28 septembre 2007

Poussière de toi.

 

J'ai appris à me taire et à baisser les yeux, petite fille. Mon regard de feu ne devait pas plaire au Père-tout-puissant. On m'a collé les paupières et fait dormir longtemps. Pas de traces d'hier et du bonheur d'avant. Tu fais partie de cette poussière soulevée trop brusquement. Et tu scintilles, oh petite fille fière. Tu scintilles et tu me manques tellement.