03 décembre 2007

Avis de tempête.

 

 

 

Le vent dans les grands arbres

comme une mer accrochée,

une mer approchée

et jamais atteinte.

Une cime au ciel,

un nuage éphémère

et tout le bleu autour

qui attend d'être vu.

 

19 août 2007

Un cri de mots.

 

Il s’arrêta en pleine rue, sans dire un mot, les mains en peine sur ses larmes incertaines. Il pleurait de douleur, de fureur de vivre peut-être. De cette vie comme une plaie ouverte qui laisserait le vent sécher tout ce sang, tout ce trop plein de sang et de pleurs qui coulent sur la terre .En pleine rue, inconnu, il s’est arrêté pour pleurer, il ne peut plus lutter de façon horizontale. Comme rester debout, homme debout, face à toutes ces atrocités. En pleine rue, il s’est assis, couché, recroquevillé et tant pis si ça ne se fait pas, tant pis si on le regarde de travers, oui, tant pis, la honte n’est plus là, elle a infecté tous les cœurs qui continuent de marcher et de battre pour leur seul plaisir de battre la mesure du temps qui passe. Assis, couché, pleuré. Assez de rire atrophiés.

 

La vie est ainsi faite, je suis en pleine "floraison d'écriture ". Comme les champignons, entre la pluie et quelques rayons de soleil, j'ai l'esprit qui pousse !

 

06 juillet 2007

La dernière attente

Anita,
Comme une attente bleue.


Assise sur un banc de bois vert
Anita attend
Mieux
Elle espère.
Le vent qui bleuit ses doigts
Emportera toutes les toiles
Entassées dans sa cervelle lunaire.
Elle espère.
Mieux
Elle attend
Qu’un passant pressé
Soulève assez de terre pour l’enterrer.

Oh ! Anita dans ton cœur sombre,
Ne vois-tu pas, trop loin de toi, venir cette ombre ?

Le vent ébruite les feuillages
Murmure d’eau
Comme une mer à venir
Anita soupir.
Femme-paysage
Personne ne la voit ;
Anita se noie
Sous trop de terre,
sous trop de ciel
Anita se perd.
Et ses cheveux s’emmêlent
Et ses doigts palpitent
Sur ce banc de bois vert
Seul espace seule limite.

Oh ! Anita dans ton cœur sombre,
Ne vois-tu pas, non loin de toi, marcher cette ombre ?

Anita ne parle pas.
Elle observe les passants,
Les enfants
Et tout ce monde qu’elle tutoie.
Anita attend encore,
Lentement bleuit son corps
C’est un pétale, une fleur
Dont la tristesse au cœur demeure.
Fragile végétal
Vouée au vent, aux bouquets,
Aux pas distraits
Tu subis le temps qui s’installe.
Il vole ta place, ta vie, tes envies
Et tes lèvres où ton sourire gît.

Oh ! Anita dans ton cœur sombre,
Ne vois-tu pas, en face de toi, passer cette ombre ?

C’est donc cette ombre que tu attends
Gerçure de l’âme
Il te bleuit le cœur à blanc
Oh ! Anita, sombre femme !

L’ombre aime la lumière
Et toi, toi ! Tu espères !
Tu espères l’éblouissement
Et le soleil s’incline

Mais sache,
Oh ! tendre Anita,
Que jamais
L’ombre du mensonge ne se devine.


                                                      01.07.07

15 juin 2007

Sans rien livrer.

Fermer la porte. Maintenant.

Je sais d'où je viens. J'ai vu.

Miroir.

Moi devant moi.

Emoi.

Je n'ai plus envie.

Et pourtant.

Je me colle à la peau.

Collante. Gluante.

Rester la même.

Quelle suffisance !

Une autre?

Quelle ignorance.

Et puis, finalement,

quelle importance...

Puisque je n'ai jamais été moi. Vraiment.

Trop peur.

Je suis moi dans mes livres.

Je me livre.

Facile, je sais.

Et m'évade.

Mais qui me lit ?

Mais qui me lie ?

 

 

17 janvier 2007

Coin

 

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Plumes, lune, caillou,

L’enfant joue, petit, petit,

dos au mur.

Son ombre immense se dessine,

Théâtre de vie.

Personne ne voit.

Et l’enfant joue, et l’enfant parle

Lune, Plumes, caillou,

Ronde de vie, petit, petit

dos au mur,

personne ne voit

personne n’entend la danse

imaginaire,

personne n’entend le sourire,

se dessiner, petit, petit,

dos au mur.

L’ombre muette garde le secret ;

 Rire de l’enfant seul

Caillou, plumes, lune,

Amis, amis,

Danse, chante,

Dans un coin, petit, petit

de paradis.

25 octobre 2006

Question d'Aline intriguante

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Cette petite note ce soir pour répondre au commentaire d'Aline concernant ma toute petite pièce de théâtre. 

 Sa note m'intrigue, je la remets ici et y réponds

D'où sors-tu ce texte Magali ? Je m'interroge...

Le thème de la mutilation et de l'excision des femmes en Afrique (plus généralement) me reviens régulièrement en tête depuis 2 ans, je m'en souviens parfaitement, je venais de publier mon premier album jeunesse (Loupé aux éditions Bilboquet)
Depuis j'ai lu, entendu des choses.
J'avais commencé à me documenter serieusement sur le sujet en lisant des temoignages ainsi que le très bon documentaire : Le pacte d'Awa de Agnès Boussuge et Elise Thièbaut aux éditions Syros car je voulais écrire un roman sur ce sujet. Mais j'ai tout arreté lorsque j'ai lu le superbe roman de Moka : Pourquoi ? en collection Médium à l'Ecole des Loisirs. Ce roman evoque très bien le poids de la tradition, le traumatisme subie, l'inconscience des femmes qui pratiquent les mutilations, l'action de certaines personnes, le silence d'autres...
Comme ce thème me tiens toujours à coeur, j'en ai écris une petite pièce sans prétention (j'ai eu plusieurs critiques sur ce texte). C'est la première fois que je m'essaie au style du théâtre et qui sait, peut-être que le sujet peut s'y prêter, je ne sais pas.

  je tenais simplement à écrire ce texte, c'est important pour moi.

 

22 octobre 2006

Traces intimes.

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( Dans un village de Somalie, deux femmes retirées de l’agitation habituelle, dans un petit espace en terre battue. )

 

 - Dalila : C’est une fille, Mariam…

(Long silence suivit d’un profond soupir. Une plainte à peine audible et lancinante s’élève)

 

- Mariam : Cache-là ! Emmène-là ! Mets le plus de distance possible entre l’exciseuse et sa vie !

(Mariam tente de se redresser sur les coudes mais, trop faible, se laisse lourdement retomber sur sa natte.)

 

- Dalila : Écoute Mariam…

 

- Mariam : Non, pour une fois, toi tu vas m’écouter et faire ce que je te dis ! Cache ma fille, ne leur montre jamais…jamais, tu m’entends ?

 

- Dalila : Tu es fatiguée, Mariam. Tu as perdu beaucoup de sang. Tu dois te reposer.

 

- Mariam : Dans une heure il sera trop tard et tu le sais, Dalila, nous le savons toutes les deux… Je saurai leur mentir sans trembler, leur dire que l’enfant est mort-né. Je saurai les persuader de renoncer à voir le corps. Plus tard, quand j’aurai repris des forces, je leur dirai la vérité. Je peux mourir ou être exclue du village si je sais que ma fille est en sécurité. Pars maintenant…

 

(Dalila regard intensément  sa soeur. Son regard noir transperce la jeune femme allongée, le front perlant de sueur. Après une longue confrontation, elle détourne le regard.)

 

- Dalila (fuyante) : Je crois…je crois que tu as de la fièvre, Mariam. Tu devrais te calmer et laisser ta fille poser sur toi son premier regard.

 

- Mariam (pleine de fureur) : Tu ne le feras, pas, hein, c’est ça, Dalila ? Dis-le moi ! Tu vas laisser ma fille souffrir comme nous avons soufferts ? Et tu voudrais que je regarde mon enfant alors que je vais devenir complice de sa torture future ?

 

- Dalila (apeurée) : La fièvre te fait dire n’importe quoi… Tu délires, Mariam… Je vais appeler notre mère, elle te trouvera des plantes pour t’aider à apaiser ce trouble…

Cet accouchement t’a retourné…

 

- Mariam : Si tu fais ça, je tuerais mon enfant. Je l’étranglerai et le poserai sur mon sein. J’en suis capable, Dalila, tu le sais… Tu le sais parfaitement ! Et tu perdrais tout espoir de devenir mère, tu le sais aussi Dalila ! Ce n’est pas un chantage que je t’impose mais un bonheur immense que je t’offre…

 

- Dalila (Elle ne semble pas entendre les dernières paroles de sa sœur. Elle n’est que souffrance face à cette nouvelle vie qu’elle ne pourra jamais concevoir) : Oui, tu as l’habitude.

 

- Mariam (souffle et crache. Elle tousse) : Comment oses-tu dire cela ? Toi, ma sœur, toi qui as porté le corps encore chaud et mutilé de ma première fille morte d’hémorragie, toi qui as maintenu ses petites jambes lorsque notre mère lui tranchait le clitoris avec un simple morceau de verre, toi qui es allée chercher des épines d’acacia, pour coudre ses petites lèvres, condamner son intimité, la momifier… Toi qui va devenir la mère de mon nouvel enfant…

 

- Dalila (Elle regarde le bébé. Elle semble réfléchir, hésiter. Elle à peur) : Tu es mauvaise, Mariam. C’est toi qui porte malheur à notre famille. Je m’en doutais et maintenant je le sais, je vois bien que tu es possédée ! Tu es le diable personnifiée et je n’aurai jamais dû t’aider et te protéger après la mort de ta première fille…Est-ce que tu as oublié tout ce que j’ai fais pour toi ?

 

(Dalila détourne le regard. elle prend une bassine d’eau et rince abondamment le bébé)

 

- Mariam :  Et toi, Dalila, tu sais ce que je vais faire pour toi ? Je vais te faire mère !

 

(Grand silence. Dalila semble soudain se rappeler l’importance du don que sa sœur va lui faire)

Non, Dalila, bien sûr que je n’oublie pas. Je ne pourrai jamais oublier le visage des assassins de mon enfant ! Même si aujourd’hui encore c’est à l’un d’eux que j’offre ma plus grande confiance et l’être qui m’est le plus cher au monde… Je n’oublie pas le marabout qui es venu cracher sur le visage de ma petite Jeanne…

 

- Dalila : Tout le monde savait qu’elle était la cause de la sécheresse. Si j’avais su, j’aurai dit au marabout que la seule et unique responsable c’était toi, et qu’il fallait t’exclure du village.

 

- Mariam ( Elle réplique vivement) : Et tu n’aurais jamais connu la fierté et la joie immense d’être appelé « maman » !

 

- Dalila (Elle ne l’écoute pas) : Mais j’ai eu pitié de toi, de ta douleur. Et dire que j’ai failli te croire lorsque tu m’a affirmé haut et fort que c’était notre tradition barbare qui avait tué ta Jeanne, qu’on était pas obligées, nous femmes somaliennes d’être excisées et infibulées. Et puis, rappelles-toi. C’est toi-même qui a affirmé que ta Jeanne était responsable…

 

- Mariam : Mais je n’avais pas le choix ! Tu n’as pas encore compris que j’ai été menacée de mort par ma propre mère soutenue par le marabout pour dire ça ?

 

- Dalila (incrédule) : Mais qu’est-ce que tu racontes encore ? Tu essaies de posséder mon esprit, c’est ça ? Ou alors tu es devenue complètement folle, ma pauvre sœur…

 

- Mariam ( Elle a la voix plus assurée, redressée sur ses coudes) : Je te raconte ce que j’ai toujours dû te cacher, ce que tu as refusé d’entendre, ce qu’on m’a obligé à taire…

Jeanne ne devait pas être enterrée. Le marabout répétait sans cesse qu’il ne fallait pas empoisonner notre terre avec ce corps possédé. Je l’ai supplié, j’ai pleuré encore et encore. Pour lui montrer que j’acceptais le malheur qui  venait de m’arriver, j’ai dit en public ce que tout le monde attendait d’entendre. J’ai de nouveau demandé qu’on enterre ma fille mais il n’a rien voulu savoir.

Il a prit l’âme et le corps de mon enfant (elle hoquète). Je ne sais pas ce qu’elle est devenue, Dalila. Je ne saurai jamais où est passé ma fille !!!

 

(Le bébé sent la tension entre les deux sœurs et se mets à pleurer)

 

 - Mariam ( avec une toute petite voix, très douce) : Ne pleure pas mon trésor, je suis encore là. Vous allez faire un grand voyage toutes les deux (elle regarde sa sœur du coin de l’œil). Vous allez partir et personne ne te fera de mal (elle berce l’enfant qui ferme les yeux sans avoir échangé un regard avec sa mère). Dalila va t’emmener, loin, loin, très loin. Tout est prêt mon bébé.

 

- Dalila : tu es le diable, Mariam. Tu possèdes les personnes à ta guise. Tu sais que j’ai BESOIN de devenir mère, et tu en profites…

 

(Dalila crache pour se donner du courage. Elle ne sais plus quoi penser. Elle doit agir, vite, réfléchir encore, vite. Partir, vite. Avec ou sans l’enfant mais vite.)

- Dalila (pensive) : Si je retourne en France sans enfant, mon mari me répudiera. Je vais me retrouver seule et abandonnée dans ce pays de blancs que je connais à peine. De toute façon, avec mon excision complète, je ne pourrai jamais devenir mère. Hamadou ne le sais pas. Comme il ne sait pas combien je souffre le martyr lorsqu’il me possède. Je ne peux rien lui dire Se ne sont pas ses affaires.

Qu’est-ce que je dois faire ? Prendre l’enfant de ma sœur. Ma sœur deux fois mère et au final deux fois orpheline de ses enfants. Je dois décider maintenant de tout quitter, peut-être pour toujours, pour sauver un être humain et me sauver moi-même.

 

(Dalila essaie encore de paraître en colère mais n’y parvient plus. Dalila est faible et elle le sait. Mariam le sait aussi. Mariam n’est pas une ensorceleuse comme le prétend sa sœur. Elle a du caractère. Elle est forte. Instruite. Elle offre son bébé et sa confiance à Dalila.)

 

- Mariam (souriante) : TON bébé s’est calmé, Dalila. Tu devrais en profiter pour la prendre et la dissimuler sous ton pagne. Regarde Dalila, le village est encore endormie, je n’ai pas crié, le bébé n’a presque pas pleuré. Personne ne sait que tu es là. Je ne dirai rien, jamais, tu le sais.

 

- Dalila (dont la colère est tombée, laissant place à la peur) : Et Maman. Que vas-tu lui dire ? elle va savoir, elle va sentir…

 

- Mariam (toujours souriante) : Je suis le diable, c’est toi même qui vient de me le dire. Je saurai tout aussi bien la posséder que toi (elle regarde sa sœur en souriant. Dalila prend l’enfant emmitouflée dans un drap clair).

 

 (Dalila sert le petit corps chaud contre son grand corps maigre vide de vie. La fusion est intense. Mariam sent son cœur se serrer, se déchirer, mais elle ne craque pas, ne pleure pas, elle sait qu’elle vient de sauver son enfant. Dalila va partir maintenant, elle le sent.)

 

- Dalila : Tu as réussi, tu es contente ! Je vais partir ! Regarde ta petite semble déjà me réclamer.

 

- Mariam (le sourire crispé maintenant) : Jusqu’au bout tu chercheras à me faire payer le fait que tu ne peux pas avoir d’enfant, c’est ça Dalila… ?

 

- Dalila : Non, non, Mariam, je pars légère, ton enfant et mon enfant, je saurai être une bonne mère, ne t’en fais pas. Il faut que je te fasse confiance pour la suite…

 

- Mariam  (Elle regarde au-delà de sa sœur, le regard égaré déjà) : Comme je te fais confiance pour son avenir…

 

(L’enfant a bougé dans son couffin improvisé, ses petites mains dépassent du tissus. Dalila embrasse les petits doigts appelant la vie. Elle se penche une dernière fois vers sa sœur. Mariam pose un regard doux sur sa fille.

 

Le premier et le dernier.)

 
                                                                                                                                                                                23 juin 2006

01 octobre 2006

Par l'exemple...

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J'ai écris dernièrement sur ce blog qu'avant même d'écrire je préférais vivre et c'est par la vie que je pouvais esperer écrire, preuve à l'appui.
il y a de cela quelques semaines, j'ai été invitée à l'inauguration d'une exposition à Paris pour fêter les 10 ans des éditions de BD PAQUET. Je ne suis pas restée très longtemps (juste le temps de craquer sur quelques planches en sirotant une vodka-pomme) mais j'ai notée un nom : Andréa Blasich. Je ne connaissais absolument pas son travail mais ses traits et ses couleurs m'ont séduites.
 
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 Les quelques dessins représentaient un dragon, accompagné d'un jeune garçon qui l'aide à s'envoler. Cela m'a fait penser à un film que je regardais quand j'étais petite et dont j'ai lamentablement oublié le nom, une histoire d'amitié entre un garçon et un dragon... enfin, bref, tout cela pour vous montrer le resulstat maintenant, car, oui, une petite histoire m'est venue à l'esprit. J'ai demandé de l'aide à ma colllègue de travailet amie Erwelyn, pour obtenir un peu plus d'infos sur les dragons, et je me suis lancée (ce n'est qu'une première mouture qui, avec le temps et les relectures, sera retravaillé.)
Vous pouvez lire ci-dessous les premières lignes.
À l’époque, les dragons n’avaient pas d’ailes. C’est pour ça qu’ils se déplaçaient rarement. Il fallait se dandiner, se contorsionner, beaucoup suer pour, au final, peu avancer. Ils étaient la risée de tout le pays et même les chevaliers les plus maladroits parvenaient à déjouer leur garde et à sauver les princesses cachées au fond des grottes obscures. Ce n’était pas drôle, pas drôle du tout même. Personne ne s’amusait. Les chevaliers s’ennuyaient, les princesses bayaient aux corneilles et les dragons, pour oublier leur humiliation, mangeaient. Ils mangeaient tellement qu'ils devenaient énorme et ne se déplaçaient plus du tout. Plus rien n’avait d’intérêt. Même le roi n'avait plus assez de courage pour veiller sur le peuple et conquérir de nouveaux territoires. Et tout cela à cause de dragons qui dévoraient tout ce qui leur passait sous la main du soir au matin !
ps : au fait, le nom du dragon de mon enfance, c'est Elliot !