22 mai 2008

Innocent sur le blog de Pierre Clavilier

Pierre Clavilier, l'auteur entre autre de la très interessante biographie de Frida Kahlo, les ailes froissées aux éditions du Jasmin (nous sommes donc collègues d'édition ! ) vient de laisser une note plus que flatteuse sur son blog, concernant mon roman Innocent.

Je l'en remercie et vous conseille vivement de faire un petit et même un grand tour sur son blog !!!

Innocent, de Magali Turquin, qui vient de paraître aux éditions du Jasmin est un roman époustouflant. N’ayons pas peur des mots ! Dans un style épuré et poétique la romancière évoque avec une pudeur qui n’a d’égal que la vérité, le génocide rwandais de 1994. Comme une longue fuite au pas de course semée d’embûches, le rythme du récit est soutenu et l’on croit sentir entre les lignes le battement de cœur du fuyard. Bien que fluide, la syntaxe classique s’envole en éclats atteignant un lyrisme que l’on trouve que trop peu en littérature. Phrases pronominales, ou composées d’un seul mot, pareilles aux obstacles rencontrés dans sa déroute par le jeune Innocent, le protagoniste du récit. Dans cet exercice, il semble que le style rentre en osmose avec l’action du récit. Comme un témoignage des atrocités humaines, Magali Turquin dit l’indicible de ce que fut l’horreur de ce massacre fratricide. Sans concession aucune, elle pointe du doigt le rôle souvent passif des soldats de l’ONU censés séparer Tutsis et Hutus. Il n’y a dans ce récit pas l’ombre d’un voyeurisme et l’on ne tombe jamais dans le pathétisme qui aurait put être un piège. Mais non ! Rien de tout cela, une véritable maestria dans l’écriture mais aussi dans la connaissance des faits. Innocent est le deuxième roman de Magali Turquin et j’espère qu’il y en aura plein qui suivront… Enfin ce remarquable texte est un appel au réveil des consciences. Lire n’est pas seulement un plaisir mais un devoir de mémoire, une mémoire souvent brouillée par des informations volontairement brouillées à l’époque des faits, rappelez-vous, il y a quatorze ans, ce n’est pas si vieux. Quatorze ans, c’est l’âge qu’avait Magali Turquin en 1994.

              Innocent est un livre d’une soixantaine de pages, il se lit donc rapidement mais je vous assure qu’il appartient à ses rares livres qui, quand on les a lu, résonne encore en nous des jours et des jours après.    Oui il appartient à ces livres qui marque une vie et dont on ne peut pas sortir indemne. Lisez-donc et faites donc lire autour de vous Innocent, vous m’en

direz des nouvelles.

 

10 mai 2008

Papa-barque sur le blog Journal d'un libraire

Vous trouverez ci-dessous une critique très élogieuse et très juste de Papa-barque, publiée en février dernier sur le blog "journal d'un libraire". Qu'il en soit sincèrement remercié !!! 

 

 

 Dans le jury incorruptible auquel j'appartiens, il y a discussion, débat. J'aime ça. De plus en plus spécialisé en libraire pour enfants doués voire surdoués, j'aime parfois penser et sans me forcer, que tous n'ont pas la même chance. J'aime aussi quand d'un seul coup un livre arrive, et qu'il ne parle pas à tout le monde de la même manière. J'aime me dire que je serai là quand la personne qui a besoin de ce livre viendra le chercher. Parce que je suis sur que ce livre est déjà à quelqu'un, et même à plusieurs personnes et pas forcément les plus concernées. Parce que c'est un livre de qualité, au delà de son originalité, de son point de vue. Certains albums sont un peu des essais. Ils ouvrent le dialogue ou le débat d'une manière singulière, contemporaine. Il commence comme ça : " je suis né sans papa. C'est maman qui me l'a dit." Illustré par Yan Thomas, il a trouvé l'illustration qu'il fallait à ce récit, psychologique, intime. L'intime dérange toujours un peu dans ce qu'il est une confidence et qu'il pose toujours la question des questions qu'on va donner à nos enfants. Alors ce livre sans doute et je l'espère sera porté par les bibliothécaires, classé thématiquement puis appartenant à celui qui l'empruntera parce que dedans il y a quelque chose qui questionne, ce papa qui n'est pas là, et cette maman qui s'occupe de tout et fait sans papa. Moi, l'intime ne me dérange pas et Magali Turquin a sans doute dû faire un long voyage avant de livrer ce texte et de le dédicacer : "a mon père pardonné", citant en préambule les têtes raides "poussière de toi / dans l'infini de moi". La quête de tendresse de cette enfant est très touchante et très forte comme le regard qu'il a sur son seul parent. "Je t'aime papa seul", quelle plus belle langue d'enfant que cette invention de langage ? La générosité d'un enfant qui inverse la question "Mais lui, mon papa, comment il se débrouille sans moi ?" Il invente un papa-barque et le fait voyager dans ses questions, ses représentations... C'est très beau et en dehors du boulot je croise tellement d'enfants doués aussi mais sans papa pour x et x raisons. Ce livre fait remonter en moi deux souvenirs deux lectures : "fils de clown" et Zola quand la vieille Maquart va enfin trouver l'amour dans le regard d'un enfant loin de tout ce que peuvent penser les adultes. Un enfant aime et ne juge pas, et c'est sans doute la force de ce livre bien singulier. Et je suis même sur qu'il intéresserait ceux qui ont tout, parce que les enfants pensent, s'interrogent. "Papa-barque" de Magali Turquin et Yan Thomas pour l'illustration aux éditions du Jasmin...

09 septembre 2007

Critique de Papa-barque dans Le journal des instituteurs

 

 

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Nouvelle critique pour Papa-barque ! Cette fois-ci, dans le Journal des instituteurs (version papier auprès des instituteurs et version internet ci-dessous). Critique élogieuse et qui m'aide à perseverer dans mes efforts et mes recherches. Merci à eux !!!

 

 

http://www.jd2i.com/accueil/default.asp

06 décembre 2006

Le chemin de Wangmo dans Citrouille

 

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Dans le dernier numéro de Citrouille, La Revue des Libraires Jeunesse, le dossier est consacré aux figures rebelles.


Le chemin de Wangmo est présent, aux côtés des ouvrages de Michel Piquemal, Fred Bernard, Jean-François Chabas...

Pour ceux et celles qui ne pourraient pas se procurer la revue en question, je me permets de reprendre la critique de mon roman, réalisée par Elise Nouvellon, de la librairie La courte echelle.
Merci à elle.

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Ancienne libraire jeunesse, Magali Turquin vient de publier son premier roman. Elle a choisi de parler du Tibet, pour évoquer la situation dramatique de ce pays colonisé par la chine...alors que les Jeux Olympiques se préparent à Pékin. Son roman rend compte de la prise de conscience de jeunes étudiantes occidentales qui découvrent ce qui s'est passé et ce qui se passe encore aujourd'hui là-bas. Révoltées de ce désintérêt de la France pour ce pays, elles décident de partir en Inde pour une grande cérémonie en présence du Dalaï-lama. Leur chemin croisera celui de Wangmo, jeune nonne qui a décidé de fuir la fureur de l'armée chinoise. "Je me préoccupe de ce qui me semble injuste ou ignoré et le Tibet en fait partie", explique l'auteurs dans une interview donée à la revue Crokalyre. " Je me suis sentie particulièrement mal à l'aise quant à 22 ans seulement (j'en ai 26), je découvrais ce qui s'était passé et ce qui se passe encore au Tibet. Je me suis dit : " C'est tout de même incroyable que dans toute ma scolarisation française, pas une seule fois je n'ai eu accès à ces informations. nous ignorons beaucoup trop de choses et c'est parce que je me suis sentie bafouée par mon éducation que j'ai voulu écrire ce livre. Si des collègiens lisent cette histoire, alors, ils seront moins ignorants. Après, s'ils ne veulent rien faire, je respecte leur décision, mais au moins, ils auront le choix. C'est important de donner le savoir à un être humain. "
Pour compléter ces connaissances indispensables, on peut aussi lire Le Tibet, une civilisation blessée, Françoise Pommaret, Coll. Découvertes, ED. Gallimard et Tibet, mort ou vif, Pierre-Antoine Donnet, ED. Gallimard, Coll. Au vif du sujet.