09 mai 2009

Visites dans les classes pour Tatoulu

Le 31 mars dernier, je rencontrais les élèves de Madame Cossin, dans une école de Versailles.


Nous avons réalisé un mini-atelier d'écriture autour de Papa-Barque.


Voici le résultat... Les enfants ont vraiment un potentiel incroyable en eux !!!

 

 

Mon papa

Mon papa est parti quand j’avais sept ans.

Je me suis fâchée contre lui.

Maintenant, je l’attend. Je l’aime, mon papa et je l’attendrai longtemps. Le soir, je le vois par la fenêtre et je lui dis bonjour.

Papa, j’ai grandi pour te rejoindre.

Je t’aime, mon papa Seul.

Alexandra

***

Mon papa

Je me lève. Je pense à mon papa.

Mon papa à moi habite à la montagne dans un chalet.

Je suis sûr qu’il pense à moi, et j’aimerais me transformer en nuage pour le voir mon papa-chalet. Je suis sûr que maman-soleil elle aussi, est triste. J’aimerais ma maman-soleil et mon papa-chalet se retrouvent pour vivre ensemble.

Je dis à ma maman-soleil : « Est-ce que je le reverrai, papa ? »Maman-soleil me répond : « On se débrouille très bien sans lui. »

Mais je suis sûr, papa-chalet que tu es en train de m’observer par ta fenêtre.

Je t’aime, papa-chalet.

ANNA-MAY

***

Papa-poisson

J’ai fait mon fils dans un coquillage.

Ma femme était une sirène. Quand elle m’a quitté, sa queue est devenue des jambes.

Calypso

***

Mon petit papa

Mon petit papa est en colère contre ma mère.

Maintenant il est là, je le vois, devant moi.

Quand mon père est revenu, il m’a dit : « J’ai vu ta tête dans les nuages et je me suis tout de

suite dit que tu étais là tout près de moi. »

Il m’a aussi dit : « Tu as beaucoup de courage et maintenant, je suis là et je peux te serrer

dans mes bras.»

Mon petit papa que j’aime.

Chloé et Gabrielle

***

Papa

Papa je te vois en colère contre maman. Je t’attends à la maison. Je te vois par la fenêtre en train de pleurer. Papa, papa, reviens, viens vite. Je t’aime papa. Je sais, maman t’a fait peur.

Je t’aime papa

Iman

***

Papa qui revient 

Mon papa est revenu à la maison et il m’a offert plein de cadeaux. Je l’aime mon papa .On a joué et Maman était contente de revoir papa. Il est marin et on a pêché du saumon, du thon, du bar, des anguilles. Je l’aime papa beau, papa gentil.

Papa je t’aime

Joséphine

***

Papa – bourgeon

Ma femme est une rose, mon fils, une pâquerette. Quand ma femme m’a quitté, ils sont devenus des humains. J’ai fleuri trop tard pour qu’elle voit à quoi je ressemble. Mais elle m’a quitté, avant que je fleurisse. Maintenant que j’ai fleuri, je suis tout seul. J’ai besoin de quelqu’un qui m’aime pour la vie. Mon âme est tombée.

Joséphine Du

***

Papa-mer.

Je suis papa-mer.

J’habite sur un navire.

J’aime entendre les vagues.

Parfois, je sens que je suis un corsaire. Je me sens fort, très, très, très fort.

Parfois je me baigne et j’écoute les sirènes chanter. Je mange des crevettes et du homard.

Mais il me manque, mon fils.

Louise.

***

Mon papa

Je me lève. Je pense à mon papa.

Mon papa à moi, qui habite à la montagne dans un chalet.

Je suis sûr qu’il pense à moi,

et j’aimerais me transformer en nuage pour te voir mon papa-chalet.

Je suis sûr que ma maman-soleil elle aussi, est triste.

J’aimerais que ma maman-soleil et mon papa-chalet se retrouvent pour vivre ensemble.

Je dis à ma maman-soleil : « Est-ce que je le reverrai, papa ? » 

Maman-soleil me répond : « On se débrouille très bien sans lui ».

Mais je suis sûr, papa-chalet que tu es en train de m’observer par ta fenêtre.

Je t’aime papa-chalet.

ANTOINE

***

Petit-bateau

-Moi, mon fils, je suis là, à coté.

-Papa-barque, tu es ici. Moi, là.

-Mon fils, tu sais, un gros nuage, me recouvre la barbe .Je suis triste sans toi, mon fils.

-Un poisson, vite, pour que je te retrouve mon petit marin de papa, vite !

-Je t’aime beaucoup et je m’en vais te retrouver. Je t’aime mon fils.

-Je t’aime Papa-barque.

ENZO

***

Mon Papa

Papa je t’aime.

Papa il est marin.

Papa est parti,

Quand je suis né.

Papa est parti.

Je l’attends papa.

J’ai appris à marcher pour rejoindre papa.

Jérémy

***

Mon papa est en colère.

Il est marin.

Il a du courage.

Les nuages gris, la tempête et la voix des oiseaux qui chantent.

Mathis.

***

Papa soleil

Mon papa est un soleil. Il éclaire toute la terre. Parfois, il est fâché, alors, au lieu d’éclairer toute la terre, il l’éclaire juste en été. Il ne vient jamais à la maison parce que il a trop de travail. Il a du travail parce que s’il n’est pas là personne n’est content. Tout le monde aime mon papa. Mais moi aussi j’ai envie de voir mon papa.

RYAN

***

Papa- Poisson

J’ai fait mon fils dans un coquillage.

Ma femme était une sirène. Quand elle m’a quitté, sa queue est devenue des jambes. J’habite «3 rue des écumes ». Je me nourris d’amour pur, et j’ai un immense trésor. Malgré ça, je n’ai plus d’amour à offrir à mon fils qui n’est plus là.

Sans ma famille,

Je ne suis rien.

Sylvain

06 avril 2009

Atelier autour de Papa-Barque

Ces dernières semaines, j'ai animé plusieurs mini-ateliers autour de Papa-barque pendant le salon de Franqueville-saint-Pierre.

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Les textes des enfants (CE2/CM1) sont toujours très émouvants car, comme je leur parle sans tabou et sans leur mentir des relations passées avec mon père, les enfants sont sincères et spontannés aussi bien dans leur propos que dans leur production.

Ci-dessous, quelques textes, certains écrits après la lecture de Papa-Barque et d'autres à partir de quelques mots chosis dans l'album.

 

Quelques élèves de CE2/CM1 de Franqueville saint-Pierre :

MARIN - VOIX - PERSONNE - AIMER - RETOUR

 

Lauryn et Olivia

Il était une fois un marin que personne n'aimait car il avait une grosse barbe. Il parlait avec une grosse voix. Un jour il monta sur sa barque il trouva un garçon à l'eau et il le sauva et de retour à la ville, tout le monde l'aimait, car il avait sauvé le garçon.

 

Laurie Bunel

Revient Papa-barque

Il était une fois un garçon qui n'avait jamais vu son père. Son père était un marin. Il aimait beaucoup sa mère. Sa mère avait une très belle voix. Dix ans après sa naissance son père était de retour. Et personne ne lui manquait.

 

Thibaut Romain

Le pauvre marin

Le marin partit en voyage. A son retour, il avait une voix cassée mais personne ne l'aimait.

 

Nassim et Hugo

La voix du marin ressemble à celle d'une personne que j'ai aimé et j'attends le retour de mon papa. Je sais qu'il est marin mais n'ai jamais entendu sa voix. Papa j'attends ton retour comme personne.

 

D'autres enfants ont écrit spontanément :

 

Guillaume Valet

 

Mon papa est seul

Ma maman pleure.

Mon papa est sur un nuage.

Ma maman pique les chiens.

Mon papa chante de la voix classique.

Ma maman supplie mon papa de rentrer à la maison.

Mon papa ne veut pas voir ma maman.

Ma maman danse avec des hommes.

Mon papa a un gros nombril.

 

Papa maman

Chloé Muller

Papa et Maman ne s'aiment plus. Depuis ma naissance, c'est papa qui est parti et je l'aime. Un jour j'ai demandé à maman où était papa, elle ne m'a pas répondue. 5 minutes après je suis allée dans le grenier et j'ai trouvé des photos de mon papa était toujours le premier en tout, il était fort mais maman me l'avait pas dit. J'étais triste. Et maman ne le savait pas. Un jour, je suis partie. Maman était triste. Elle pleurait tout le temps. Un jour, il y avait un vieil homme sur le trottoir. Je crois que c'était mon père et il m'a dit que j'étais son fils.

 

Anna et Elisa

Papa et Maman

Papa et Maman sont très heureux tous les deux, quand ils se disputent ça ne dure que cinq minutes. Mon papa ronfle pendant que maman dort tranquillement. Quand mamamn se démaquille, elle devient plus naturelle. Papa la préfère comme ça parce que maman met la tonne de maquillage.

Papa est fort et maman est douce. Papa construit des maisons et maman fait des massages aux autres. Le dimanche matin pour papa c'est vélo et pour maman c'est grass'mat'. Et un dimanche sur deux, ils sont leur petit déj'. Des fois ils ont les mêmes idées en tête mais des fois non.

 

08 janvier 2009

Les p'tits papiers...

[...]

Mama mam’ba il faisait bien trop froid

Dans ma prison de fer.

J’étais pourtant bien couvert

De ton amour et de ta joie.

 

Mama mam’ba je garde ton sourire

Tout au creux de mon cœur.

Il servira à couvrir

Ma tombe qui n’a pas de fleurs.

 

 

Là-bas, là-bas, un jour nous irons

Là-bas, là-bas, nous nous retrouverons.

[...]

 

 

Voici l'ambiance de mon prochain texte (pardon pour la piètre qualité de la seconde vidéo !)

Ce n'est pas pour rien que je fais partie du réseau d'éducation sans frontières.

Le texte n'est pas complet. Je ne sais pas encore si je vais l'insérer dans une fiction (parce que j'ai pas mal de choses à dire sur le sujet) ou si je vais en faire un album.

Tout ce que je sais c'est que cela fais des mois que ce thème, ce texte, cette ambiance m'obsèdent et chaque fois (hélas trop souvent !) que l'actualité du monde me rappelle que certaines personnes pensent encore que la France est un pays de Cocagne, je me (re)penche sur mon texte, mes idées et je me dis que, oui, vraiment, il faut faire quelque chose.

 

Sur ce, je vous laisse, je vais manifester en tant qu'auteur (c'est une première !) pour que notre profession soit reconnue à sa juste valeur (c'est à dire être payé comme tout salarié qui se respecte !!!)

Je vous raconterai !

07 juin 2008

Question d'écrits.

 

Yan Thomas, l'illustrateur original de l'album Papa-Barque m'a fait remarqué, après avoir lu Innocent, qu'il avait l'impression que j'avais vécu ce génocide rwandais.

 

C'est très flatteur de sa part. Et c'est assez troublant car ce n'est pas le premier lecteur à me dire ce genre de choses. quelques lecteurs de Papa-Barque m'avaient déjà dit : "C'est ça. C'est comme ça. Vous êtes dans le juste, le vrai". Et bon nombres de lecteurs du Chemin de Wangmo m'ont demandé :"mais vous êtes allés au Tibet ? C'est tellement ça. ça sonne juste."

 

Et, en me remémorant ces commentaires, j'essaie de me souvenir dans quel état je suis lorsque j'écris.

 

Je sais que je ne me suis jamais fait rire ni pleurer ( certains auteurs y parviennent. Je ne considère pas cela comme du nombrilisme mais plutôt comme une capacité à se dédoubler.)

Mais que me font mes écrits ? Et comment est-ce que j’écris ? M’est-il possible de donner une réponse ?

J’ai beau réfléchir, je n’arrive pas à donner d’éléments précis.

Ah si, je sens que, lorsque j’écris, des bouts d’images, de photos plus précisément me traversent l’esprit et je sais qu’il faut que j’écrive ce que je vois. C’est la même chose lorsque je cherche mes mots (et ça m’arrive souvent), il me suffit de visualiser l’objet pour le nommer. Pareil pour les personnes. Je n’ai pas la mémoire des noms mais je n’oublie jamais un visage et pour retrouver le nom d’une personne, il faut souvent que je la visualise ou que je la décrive pour pouvoir la nommer.

Mais en même temps, je ne décris pas l’image, elle apparaît brut, sans décor aucun. Il faut ensuite que je la resitue dans un contexte pour créer le décor.

 

 

Je vois plusieurs images qui ne sont pas liées entre elles ; je ne me tourne pas de films, non, juste quelques flashs d’image et l’histoire qui se déroule ensuite.

 

 

Mais comment expliquer que l’on me dise que j’écris avec exactitude, même si tout est inventé, pas vécu et pas forcément vrai, les lecteurs s’expriment par un « c’est ça. C’est tout à fait ça ! » Est-ce de la compassion ? Un dédoublement de personnalité ? Là je ne crois pas car je ne me représente jamais dans les situations que j’écris.

 

 

Je cherche à comprendre le monde qui m’entoure pour certainement mieux comprendre ma vie et la vivre au mieux. Voilà peut-être pourquoi j’écris. Mais ce n’est pas certain.  

11 mars 2008

OUF !!!

Après plus de deux semaines de problèmes liés à Haut et fort, je reviens enfin poser cette petite note. Merci à celles et ceux qui sont restés fidèles. Les autres, oui, oui, vous pouvez revenir maintenant, le blocage est passé.

 

J'ai plein de choses à vous dire, même si je suis en plein, "envoi de manuscrits" et que, mine de rien ça prend un temps fou (séléctionner les éditeurs, écrire une lettre d'accompagnement, retrouver les coordonnées de l'éditeur et de la bonne personne à contacter, imprimer les textes, mettre le tout sous enveloppe, passer à la poste) et puis après, c'est l'attente, terrible, merveilleuse, illusoire, longue. et enfin, les réponses (quand il y en a). Il ne faut pas se leurrer, beaucoup, beaucoup de réponses négatives et parfois c'est la grande déception car, pour ma part, il m'arrive régulièrement d'écrire un texte en pensant à un éditeur ou une collection bien précises. Alors quand le refus vient de la maison d'édition en question, il faut accuser le coup, prendre du recul, se dire que c'est dommage pour eux (parce que se dire tout le temps que c'est dommage pour nous est assez décourageant) réfléchir, attendre un peu et puis quand on a digéré, remanié au besoin le texte et tenter l'aventure vers un autre éditeur.

 

Surtout, ne jamais lâcher prise. A un moment ou un autre, à force d'envoyer ses textes, d'écouter les conseils des éditeurs (parce que tous ne renvoient pas de lettres types, heureusement) de retravailler, on parvient à trouver un éditeur. Il faut juste du temps, de la perseverance, savoir tendre l'oreille, être opportun, parfoisy aller au culot et puis continuer à croire en soi, en son travail.

 

Bien sûr, il peut y avoir des moments de découragement mais ce n'est pas une raison pour brûler ou effacer (c'est peut-être plus à la mode effecer !) son travail, parfois peu de choses suffisent pour que son texte prenne une toute autre tournure et révèle toute sa force et sa beauté.

 

 Je ne crois pas qu'il y ait de "meilleur moment" pour envoyer ses textes. Pour ma part, j'évite simplement septembre parce que tous les profs et toutes les personnes qui ont fini leur projet pendant les vacances envoient en septembre. Bon avant les salons comme en ce moment, c'est un peu long pour les réponses car pas mal d'éditeurs sont concentrés sur le salon (Du livre de PAris, en l'occurence), mais bon, parfois je me dis que c'est peut-être pire après le salon car toutes les personnes ont rencontrés des éditeurs et envoient leur manuscrit !

Si j'ai un début de bonne nouvelle, je vous le fait savoir, bien entendu.

 

D'ici là, portez vous bien et à soyez attentif, j'envverrai dès demain une nouvelle note.

 

 

 

14 janvier 2008

Couleur : BLANC

" Il faut vivre pour écrire et non écrire pour vivre". C'est ce que j'avais écris il y de cela bientôt deux mois dans un petit quoi de mon blog... Et j'ai vécu, j'ai drôlement bien vécu... et je n'ai pas beaucoup écris, que ce soit ici ou ailleurs, parce que parfois, la vie est tellement intense, tellement belle qu'elle se passe et dépasse tout !

 

 Pendant deuxmois, j'ai fait pousser du blanc sur mon blog ! Peut-être parce que la neige ne se décide pas à tomber en région parsienne, peut-être parece que le blanc n'est pas le vide mais une invitation à la création !

 

Merci à ceux et celles qui continuent à passer voir si j'utilise d'autres teintes que le blanc pour exprimer ma vie en ce moment !

 

Merci à celui ou celle qui donne à ce blanc, pour moi, toutes les teintes de l'arc  en ciel et du bonheur !

 

Je ne vous promets toujours pas de régularité dans mes notes, mais je suis là et je sais que vous êtes là, souvent discrets mais présents et cela me suffit. Comme un écho de lumière.

 

 

 

03 décembre 2007

Avis de tempête.

 

 

 

Le vent dans les grands arbres

comme une mer accrochée,

une mer approchée

et jamais atteinte.

Une cime au ciel,

un nuage éphémère

et tout le bleu autour

qui attend d'être vu.

 

02 décembre 2007

Deux urgences avant le Maroc

 

 

Je suis revenue du MAROC mercredi soir, 3° m'accueillaient, plutôt frisquet le temps parisien, mais tellement de bonheur dans les bagages que le froid ne pouvait pas m'atteindre...

 

Il faut que je raconte combien les marocains sont accueillants et chaleureux, combien les collégiens et écoliers des collèges publics marocains et privés français sont généreux, émouvants, drôles, pétillants, pleins d'espoir, intelligents, surprenants... Il me faut du temps pour décrire toutes ces émotions. Dans moins d'une heure, je pars pour Montreuil, signer Papa-barque et retrouver des connaissances et des amis, découvrir des petites merveilles... Alors je ne veux ni précipiter ni bâcler ce séjour inoubliable... Ce soir, j'espère, le temps me sera donné. Deux choses qui m'envahissent l'esprit ce matin. L'une que j'ai depuis quelques mois mais que je n'osais pas exprimer. La liste des liens de ce blog comprend une personne décédée qui plus jamais ne retouchera à ses écrits. J'aurai dû l'enlever mais je ne peux pas. Sur mon téléphone portable, je garde le numéro d'une amie chère également décédée mais je ne peux pas enlever son numéro.  

Certains vont encore me trouver sombre et lugubre... mais imaginez que ces deux amies décident, de là où elles sont, de venir me faire un petit coucou... Si elles ne trouvent pas de "porte" comment pourront-elles me faire signe...Hein, vous y avez penser à ça vous ? Comme je dis souvent, je laisse toujours une place au hasard et c'est encore le cas aujourd'hui  en laissant ces deux moyens de communication ! Après, à vous de juger ou non mais pour moi, c'est plutôt un signe d'espoir que de nostalgie.

  Autre chose. En visitant le blog de Où sont les enfants ?ce matin, j'ai découvert l'ouvrage de Catherine Leblanc. et là, je suis "tombée en amour" comme on dit dans le Grand Nord, tombée en admiration de cette phrase tirée de l'album : Litli soliquiètude : "Tu peux aller où commence le bleu." Cette phrase a pour moi tout un imaginaire, elle me donne très envie d’écrire, de voir où commence le bleu, il existe tellement de bleus… J’ai découvert l’écriture de Catherine Leblanc dans le premier livre de Où sont les enfants ?: La petite brouette de survie de Tieri Briet (le directeur de la maison d’édition) et déjà à l’époque, j’avais beaucoup aimé son texte. Le voici.  

Où sont les enfants ?

Dans les rues

A marcher dans les feuilles, à brûler

Des feux rouges

A essayer d’user les murs

Avec leurs mains, avec leurs cris et leurs tatouages

  Dans l’espace 

                Ils commencent un monde

  Où sont les enfants ?

Ils sont loin devant.

                                                Des étoiles sur les genoux, 

                                            Catherine Leblanc, Editions Le dé bleu.

15 novembre 2007

Un amour d'enfance chez Bayard.

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Aujourd'hui, jeudi 15 novembre, nouvelle publication à mon actif. UN amour d'enfance, un collectif temoignage autour du livre de notre enfance, celui que l'on oubliera pas et qui nous a changé un peu, beaucoup la vie.

Pour cette nouvelle experience cursive et picturale, je suis plutôt bien entourée et j'en suis ravie.

Je ne dévoile pas tout mais ma participation tourne autour du livre : La toile de Charlotte de E.B White, paru à l'Ecole des Loisirs. Bientôt, vous saurez ce que m'a apporté ce livre, ce que m'apporte encore ce livre. Et ce que je vous apprendrai n'est pas écrit dans le collectif. Mais chut, c'est encore un peu tôt...

En attendant, allez donc jeter un coup d'oeil dans Un amour d'enfance !

14 novembre 2007

Wangmo and cie.

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Je reviens quelques instants sur mon Prix littéraire decerné par des collégiens de Rabat.
Je "galère" depuis une semaine avec l'Ambassade de France à Rabat parce que mon éditeur n'a pas voulu avancer mes frais de déplacement et d'hebergement ! Les personnes avec qui je suis en contact à l'ambassade sont d'une gentillesse et d'une patience extreme mais je reste assez mécontente envers  l'attitude de Michalon.
Je reviens également sur Le chemin de Wangmo car, en relisant ce livre, je me rends compte à quel point cet ouvrage pourrait presque être qualifié de "collectif", tant l'amitié fut présente lors de l'écriture du roman.
trois des quatre personnages occidentaux sont mes meilleures amies, une anecdote relatée en Inde vient du voyage de noce de mon cousin, le poème exposé en fin d'ouvrage m'a été lu par un couple d'amis et bon nombre d'informations relatives au Tibet m'ont été fournies par des documentaires enregistrés par ma belle-maman !
En partant à Rabat recevoir mon prix, j'emmène avec moi toute cette complicité et cette amitié et je trouve que ça donne encore plus de valeur au prix.
Je pars dans moins de 15 jours maintenant et je ne sais toujours rien de la ville de Rabat ni de mon séjour en détail. Je sais simplement que je vais rencontrer les collégiens.
Enfin, je sais que sur place, je serai très bien accueillie par le frère d'un ami. C'est vraiment très gentil et ça me touche profondement.
Alors, je peux partir seraine...
  

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