03 mai 2008

Innocent en image

Puisque Hautetfort ne permet pas pour le moment d'insérer de photos, je vous redirige via ce lien pour vous faire découvrir la couverture de mon nouveau roman : Innocent, aux éditions du Jasmin. Je suis vraiment très fière de cette couverture réalisée par Sylvie Moreau. Sur un mur de crépis jaune, un buste de jeune africain se dessine, précédé (ou suivit) de son ombre. Cette couverture évoque très exactement le texte, c'est très juste ! Le thème ? Oui, parce que je ne vous en ai pas encore parlé. Il s'agit d'un jeune Tutsi, rescapé du génocide rwandais, qui tente de parler, d'évoquer ce qu'il à vécu, de se reconstruire ou de survivre. C'est un texte assez intime, très poétique, court, et très fort. Nous sommes au coeur même de l'émotion, du vécu, du ressenti. Je me suis pas mal documenté pour écrire ce court texte. J'ai lu Hatsfeld et d'autres témoignages,, j'ai regardé "Shooting Dog" et "Hôtel Rwanda", j'ai écouté des témoignages de la défunte émission Là-bas si j'y suis. En fait, j'ai mis beaucoup de temps à écrire ce roman car je ne suis pas parvenue du premier jet à trouver le ton que je trouvais le plus juste. Il m'a fallut bien des détours et des suppressions pour parvenir à cette "ligne pure". Dans ma première version, le jeune garçon était adopté par une responsable MSF et consultait une psy avec qui le contact passait très mal. J'ai également pensé à "mettre en écrit" deux adolescents, un Hutu et un Tutsi mais je craignais trop de tomber dans le cliché du" tout bon et tout mauvais". Et puis le personnage est apparu au détour d'une forêt sombre, d'un marais nauséabond. J'ai su que je devais parler de lui et de lui seul. Je ne regrette pas. Bien entendu, il y a autant de façons d'écrire sur ce sujet qu'il y a d'auteurs, mais je pense que cette version intime, forte et poétique me ressemble bien.

Je vous laisse découvrir...

16 juin 2007

Un papa-barque debout !

 

Hier soir,

première rencontre avec le public (et première vraie discussion avec l'illustrateur, Yan Thomas et l'éditeur, Saad Bouri). Je n'en ai pas parlé sur mon blog car la soirée était un peu "privée", en fait,c'était dans le cadre de l'association Les Solos (rencontre de personnes celibataires, divorcées, veuves...)

Je suis ravie.

Le livre délie les langues et les esprits.

Bien entendu, certains ont voulu savoir où se trouvait la vérité, ma verité. Et bien sûr, j'ai joué la carte du joker.

Grace aux nombreuses interventions du public, Yan et moi avons pû constater que ce livre ne laisse personne indifférent. De toutes ces  riches discussions, je retiens l'intervention d'une femme qui, après avoir écouté la (bonne) lecture de Yves Legoff (pardon pour l'orthographe) a trouvé que le personnage principal, un petit garçon, n'était pas liquide, qu'il restait digne et plaçait ses parents "debout". Ces beau. Malgré la douleur, ce petit garçon un peu triste reste digne. J'aime bien et je n'en ai pas eu conscience lors de l'écriture.

La prochaine rencontre à lieu demain, au salon de Rueil-Malmaison.

Faites moi le plaisir de venir.