31 décembre 2008

Il me reste quelques heures...

Bonjour à toutes et tous,

 

Il me reste quelques heures pour vous souhaiter plein d'espoir et de belles surprises pour l'année 9 !

L'amour, l'amitié et les rires toujours...

Les rencontres, les découvertes, les moments inoubliables et les petits riens du quotidiens, itou...

Se rencontrer peut-être autour de l'un de mes livres.

 

Bilan pour le moins positif pour cette année 2008 :

Hors catégorie : Un bébé superbe, souriant et en pleine forme !

Et puis, une nouvelle publication : Innocent, avec cette confiance renouvelée de Saad Bouri, directeur des éditions du Jasmin qui a accepté ce projet poétique, très fort, dur, pessimiste pour certains, plein d'espoir pour moi !

Papa-barque qui est arrivé finaliste pour le prestigieux prix Libbylit !

Beaucoup de salons, de rencontres, de signatures, des critiques pratiquement exclusivement positives et élogieuses

quelques déceptions aussi bien sûr : Le refus parfaitement accepté et compris d'un projet avec un éditeur important et puis plus grave, trois textes qui ne paraîtront pas chez un éditeur qui était au départ un ami et qui, au final, n'a plus que mon mépris pour ses silences et ses mensonges !

C'est ainsi c'est la vie, elle est belle et continue et pour 2009

Papa-barque sélectionné pour le Prix Tatoulu

Le chemin de Wangmo qui me permet de participer au premier salon d'Asie en lumières

Innocent retenu pour deux prix et qui, par le biais d'une très bonne critique dans InterCdi, me permets de rencontrer des élèves, du côté de Dôle !

Et nous ne sommes même pas le 1er de l’an 2009 !!!

 

A bientôt de vous lire.

J’espère que vous serez moins timides pour me laisser des commentaires. Merci de vos visites nombreuses et régulières.

 

Allez, à l’année prochaine !!!

 

10 janvier 2007

A tous les fils du vent...

 

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Pas d'inquiétude, ce n'est qu'une tentative de vœux.
Rien de grave. Petit rituel du bonheur clandestin.
Mais si nos vies changeaient vraiment de chemin tout en changeant d'année ?
La Roumanie et la Bulgarie viennent de rallier l'Europe. Et après tout, si la vieille europe est un foutoir, on peut s'y sentir foutrement bien, et plus on est de fous plus ça rigole, plus ça gueule dans toutes les langues, plus ça prie dans toutes les religions, plus ça compte avec d'anciennes monnaies déjà mortes et fantômes, plus ça réinvente d'autres langues métissées & mal foutues pour continuer d'inventer une littérature que personne n'avait prévu, et plus ça fout le bordel dans les frontières et les flux migratoires. Tant mieux. Mais l'important, je le dis comme je pense, c'est bien la place qu'on va laisser aux Roms. Petit peuple mal vu. Les Roms sont une nation sans pays. Un peuple sans terre et qui n'en veut surtout pas. Alors les Roms on quelque chose d'important à nous apprendre. Quelque chose d'inouï, d'inoubliable. Il faut les écouter chanter quand ils enterrent les morts des pogroms. Ils ne crient pas vengeance, ils continuent la vie, c'est à dire inventer le voyage, la traversée. Tant mieux pour nous. Moi l'europe j'en veux encore, encore plus si l'europe est le seul coin du monde où l'on invente un lieu de passage aux fils du vent là-bas, et si ensuite on est capables de libérer du même coup les enfants par ici. Les enfants d'ici sont des prisonniers politiques. Ne l'oublions pas. Prisonniers d'une réalité pathogène, d'un monde adulte et vieillissant. Alors oui laissons leur le passage. C'est notre vœu le plus sincère.


Tieri Briet, éditeur (Où sont les enfants?) de livres gitans pour les enfants de Schengen.

 

Merci à toi Tieri pour ces mots emouvants.

 

J'ai commencé il y de c ela quelque smois un textes sur les gens du voyage. Ce n'est qu'une ébauche.

1.

Les caravanes sont revenues ce matin. Où peut-être étais-ce hier. Je ne sais plus. Ça n’a pas d’importance d’ailleurs. Je n’ai plus aucune notion du temps depuis le départ de Vincent. Mon jumeau, mon frère de tout. Je ne sais pas ce qu’il reproche à mes parents ni depuis combien de temps il survit sur ses réserves de patience. Il est parti la semaine dernière, sans colère. Il a simplement fermé la porte derrière lui, sans bruit. Je porte son dernier regard comme un secret. Vincent ne m’a rien dit, n’a rien dit à personne. J’aurai dû l’entendre, comprendre son silence. Il est trop tard maintenant. Il reviendra. Ou ne reviendra pas. Lui seul le sait. Je me suis installé dans une attente passive sans temps.

Les caravanes sont revenues ce matin. Je m’étonne de n’avoir rien vu, de ce manque d’attention. Cette année, je n’ai pas surveillé attentivement le petite parking derrière le supermarché comme je le fais depuis mes sept ans, mon âge de raison et de grande décision : vivre avec Olga. Il y a encore un mois, je passais des heures à scruter ce terrain vague d’herbes folles en essayant de retrouver le visage de ma roumaine dans la moindre poussière de terre noire soulevée par les premières bourrasques d’hiver. Mon frère m’a complètement détourné de l’accueil que je réserve aux caravanes, à ses occupants nomades. Vincent m’a éloigné de ma vie.