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25 février 2007
Avec les mains...
Comme certains d’entre vous le savent peut-être, je travaille dans une importante structure culturelle et commerciale où, en tant que libraire, je gère les rayons mangas et bandes dessinés. Même si mes formations et ma passion restent la littérature de jeunesse, il m’arrive régulièrement de découvrir de petits chefs-d’œuvres (et cela, même dans les mangas !!!). Chefs d’œuvres sur le plan culturel mais également humain. Un très bel exemple avec cette nouvelle série de mangas : L’orchestre des doigts (2 tomes sur 4 publiés pour le moment) d’Osamu Yamamoto.
L’histoire est celle d’un jeune homme qui renonce à sa passion de la musique pour entrer dans une école des sourds-muets pour enfants. Il va suivre de près un jeune garçon très agressif parce qu’incompris. Ensemble, ils vont apprendre l’essentiel : l’amitié et la confiance.
Si le premier tome (paru en novembre) n’a pas eu beaucoup de répercussion, le second tome, sorti fin janvier apporte un public spécifique ; en effet, tous mes clients sont des personnes elles-mêmes sourds-muets.
A chaque nouvelle demande, je suis prise d’une vive émotion, parce que je sais que ces livres ont une valeur, une importante valeur pour ce public particulier. Et bien que je ne pratique pas du tout le langage des signes (honte à moi, je ne sais même pas dire « Bonjour »), nous parvenons à nous comprendre, même si je dois passer une commande et demander leur nom ou leur expliquer que l’un des deux tomes n’est plus en rayon.
Beaucoup de personnes dans mon entourage ne comprennent pas que je puisse m’intéresser aux mangas, à ce style de livre qui ne se lit pas dans le sens occidental, dont les lecteurs fonctionnent par code et surtout dont le scénario semble à leurs yeux inexistants ! Je ne souhaite pas forcement que la littérature de demain soit celle du manga mais certains d’entre eux valent vraiment la peine d’être lus et remarqués.
En complément de ces mangas, je peux vous conseiller une BD pour enfants que je viens de terminer : Des mots dans les mains de Gourdon – Fouchier et Le Gohan. ( Delcourt jeunesse).
Arthur est un petit garçon de 6 ans, sourd de naissance qui, comme tous les enfants de son âge, va à l’école, joue au foot à un meilleur copain et une amoureuse. Le texte très simple explique le quotidien de cet enfant presque comme les autres qui doit pourtant fournir chaque jours des efforts pour comprendre le monde qui l’entoure. Il ne souffre pas de son handicap mais sait que sa maman garde un petit sourire triste. Les illustrations, assez japonisantes, sont très colorées, très vivantes, pleines de vie et de joie. Je n’ai pas encore réussi à conseiller cette BD mais, vous, lecteurs de passage, n’hésitez à la lire et l’offrir lorsque vous la verrez !
20:55 Publié dans petite note de la libraire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mains, sour muet, BD, manga
14 février 2007
Adoption homoparentale
La cour d'appel d'Amiens a prononcé mercredi l'adoption simple d'un garçonnet de deux ans et demi par la compagne de sa mère biologique, confirmant ainsi la décision prise en première instance, a-t-on appris auprès de l'avocate du couple, Me Hélène Devismes-Gras.
Selon l'avocate, ce serait "la première fois" qu'une cour d'appel confirme une telle adoption.
Voici ce que j'ai entendu ce matin sur France-info. Je suis contente et je remercie la justice de donner aux homos le droit de vivre comme n'importe quel couple, de reconnaitre enfin qu'ils font partis de ces "n'importe quel couple" !!!
Et l'enfant dans tout cela ? Mais l'enfant reçois l'amour de deux personnes qui s'aiment ! Tout est possible si on explique bien à l'enfant la situation de sa famille. Dans telle famille le papa est parti, dans telle famille la maman est morte, dans telle famille le papa et la maman ne s'aiment mais vivent toujours sous le même toit, dans telle famille le papa et la maman s'aiment et vivent sous le même toi, dans telle famille la maman est asiatique, dans telle famille le papa est africain, dans telle famille il y a des demi-frêres et soeurs... Chaque famille est différente mais chaque famille devrait être construite sur l'amour et le respect de chaque membre.
Il n'y pas de bons ou de mauvais exemple à suivre. Le bonheur ne connaît pas d'exemple type, fort heureusement !!!
Et cette info, donnée un 14 février ne pouvait pas mieux tomber !!!
17:10 Publié dans on en parle... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : enfant, adoption, homos, amour
11 février 2007
Death note, manga à suivre de près !
Les personnes dont le nom est écrit dans ce cahier meurt.
Il faut avoir en tête le visage de la personne dont on écrit le nom, sinon cela ne fonctionne pas. Par conséquent, on ne peut obtenir un résultat sur les personnes de mêmes nom et prénom en une seule fois.
A la suite du nom, si l'on écrit la cause de la mort dans un délai de 40 secondes du monde des humains, cela se réalise.
Si l'on n'écrit pas la cause, la mort est systématiquement due à un arrêt cardiaque.
Si l'on écrit la cause, on obtient alors un délai supplémentaire de 6 minutes et 40 secondes pour décrire précisément le déroulement de la mort.
Dès lors que le death note tombe dans le monde des humains, il lui appartient.
Celui qui s'en saisit devient alors capable de voir et d'entendre le dieu de la mort qui en est l'ancien propriétaire.
Celui qui fait usage de ce cahier ne va ni en enfer ni au paradis. Si l'on écrit l'heure de la mort dans les 40 secondes qui suivent le moment où l'on écrit "crise cardiaque" comme cause de la mort, on peut fixer l'heure de la mort même pour une crise cardiaque.
La personne qui touche le death note devient capable de voir et entendre l'ancien propriétaire du cahier qu'est le dieu de la mort, même si elle n'en est pas elle-même le nouveau propriétaire.
Le possesseur du death note garde à ses côtés, jusqu'à sa mort, l'ancien possesseur, un dieu de la mort, aussi longtemps qu'il détient le death note.
En général, le dieu de la mort apparaît devant le nouveau possesseur du death note dans les 39 jours qui suivent le premier jour de l'utilisation.
Un dieu de la mort, propriétaire d'origine du death note, en général, ne fait rien qui puisse aider à faire mourir avec le death note.
Le dieu de la mort n'a aucune obligation d'expliquer complètement l'utilisation du cahier ou les règles à l'humain qui en a pris possession.
Un dieu de la mort peut rallonger sa vie en inscrivant des noms d'humains dans le death note, mais un humain, non.
Une personne qui devient possesseur d'un death note peut obtenir un oeil de dieu de la mort, lui permettant ainsi de connaître le nom de celui ou celle quelle regarde, en échange de la moitié de sa vie restante.
Un dieu de la mort ne peut pas être tué, même si on lui tire une bale dans la tête ou si on lui plante un couteau dans le coeur. Il serait possible de tuer un dieu de la mort, mais en général, les dieux eux-mêmes ignorent comment. Les conditions de la mort décrites dans le death note ne peuvent se réaliser que si elles sont physiquement possibles et/ou si elles apparaissent réalisables normalement par un humain.
Les conditions possibles de la mort ne sont pas connues du dieu de la mort. Il est donc nécessaire de chercher et de trouver par soi-même.
Il est possible d'écrire dans le death note avec n'importe quel objet (sang, maquillage, etc.) pourvu que l'on puisse écrire directement avec, que cela soit lisible et que cela ne s'efface pas.
Même le propriétaire d'origine du death note, un dieu de la mort, ne sait pas tout du cahier..
19:35 Publié dans Critique de livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : death note, manga, kana, shonen, dieu de la mort, tsugumi ohba
08 février 2007
La source...
Aujourd'hui, si j'évoque le Tibet, c'est de façon un peu indirect mais cette découverte et pour moi une source de joie importante.
En effet, en lisant Les Jatakas (les vies antérieures du Bouddha à lire comme des contes populaires anciens emplis de sagesse humaine !), je suis tombée sur un texte qui a beaucoup inspiré un illustre conteur français du XVIIe siècle.
Je vous laisse deviner, je suis sûre que vous allez tous sourie en comprenant de qui il s'agit... Comme quoi l'influence du bouddhisme est vraiment très grande !
Kacchapa
" Trop parler".
Le Bodhisatta était le conseiller d'un roi, mais d'un roi qui était très bavard et ne laissait jamais placer un mot par qui que ce soit quand il parlait.
Le Bodhisatta voulait donner une leçon au roi afin ce corriger ce défaut. Un jour il lui raconta cette histoire : " Il y avait deux jeunes oies qui sympathisaient avec une tortue et avec laquelle ils devinrent très amis. Les oies dirent une fois à la tortue : "Dans l'Himalaya, nous avons une très belle demeure, dans une grotte toute en or. Voulez-vous venir avec nous ?"
" Comment le pourrais-je ?"
" Nous avons un moyen pour vous conduire. Voilà un bâton; nous le tiendrons chacun à une extrémité et vous, vous vous mettez au milieu en le tenant par la bouche."
"J'accepte."
Et les deux oies s'envolèrent, tendant leurs ailes dans le ciel, la tortue au milieu d'elles.
Des enfants jouaient dans la cour du palais royal et ils virent la tortue. A ce spectacle ils s'écrièrent : "une tortue qui vole ! - " Et alors ?... Qu'y a-t-il de drôle à cela, mauvais garnements ?"
En disant ces paroles, la tortue lâcha le bâton et tomba dans la cour du roi et se fendit en deux.
Le roi fit demander une explication au Bodhisatta.
" Seigneur, ceux qui parlent trop, qui ne savent pas mettre un frein à leur langue, il leur arrive la même chose.
"La tortue est tombée parce qu'elle n'avait pas su tenir sa langue !"
" A celui qui parle trop, quel qu'il soit, il arrive toujours du mal."
Le roi comprit la leçon, il devint plus discret et laissa aussi la parole aux autres.
09:38 Publié dans TIBET | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jakatas, torue, oie, contes, fables
06 février 2007
Ca bouge à la FNAC...
Tout cela à bien changé et en voici encore une preuve aujourd'hui. D'une part, les forums de rencontre ferment les uns après les autres et les fameux 5% FNAC accordés à chaque livre...Envolés !!! Eh oui ! Se sont les grandes surfaces et les petits libraires qui vont se frotter les mains !!! En revanche, aucun changement pour FNAC.com, toujours les 5%accordés !
Depuis le 29 janvier, le prix FNAC n'est plus réservé qu'aux adhérents, ceux qui paient leur carte ! Pour obtenir des réductions, il faut payer maintenant ! Bien entendu, cette fameuse carte permet sous certaines conditions de devenir carte de paiement, on peut obtenir des crédits… Mais bon, on est en droit de se poser des questions ? Pourquoi la FNAC arrête les 5% ? C’est plus rentable pour eux ? Pour leur image ? Pour valoriser leurs adhérents ? Pour s’aligner sur Virgin et Cultura ou au contraire pour se rapprocher de club comme France Loisirs ?Je n’ai pas de réponses à donner, j’attends vos propositions, vos opinions et questionnements.
15:10 Publié dans petite note de la libraire | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : FNAC, librairie, réduction

