« 2007-07 | Page d'accueil | 2007-09 »

30 août 2007

Enfance cruelle

J'aimerais te connaitre, tu sais. Pour savoir qui je suis ? Oui peut-être. Mais qui parle ?  Tu es loin, mon enfance. Et tu es morte en moi depuis trop longtemps. Je voudrais te ranimer. Je connais les gestes, les formules. Et je saurai être patiente, petite morte sauvage. Mais je ne te connais pas. Et tu ne me connais pas. Deux inconnues dans un même miroir. Tu souris dans ton sommeil, je suis ta flamme de vie sensorielle. Mais le vent encore passe. Je m'éteins et tu ris, je t'étreins et tu cris. L'enfance est cruelle, parfois. 

28 août 2007

L'unique chemin

Coup de vent. La porte s’ouvre. L’enfant ne veut pas avancer. Elle sait. Sans savoir. Elle sent. Sans pouvoir. C’est l’unique chemin qui mène à moi. Je n’ose pas la regarder. Encore moins lui sourire. Elle est prête à fuir. De tous ses muscles. Tremblante enfant. Si tu décidais de voir mes pupilles, tu apprendrais le mot amour. Je ferme pourtant les paupières. Noir amer. Tu t’effaces encore. Il ne reste rien de toi. Seulement du sable de souvenir qui gratte le cœur à en pleurer.

26 août 2007

Fin de l'enfance.

 

 

L'enfant me regarde. L'enfant m'appelle. Elle m'appelle et je ne peux répondre à ses voeux. C'est un cri silencieux. Une plainte sans parole. Une larme qui coule et le rire qui s'envole. Fin de l'enfance. Je ne sais plus comment jouer, j'ai perdu le mode d'emploi. Et tu restes seule dans ton enfance, petite fille qui ne sait pas, oh qui ne sait pas l'avenir. Ne me regarde pas grandir. Ne me regarde pas partir, puisqu'il faut te laisser. Je n'ai rien à t'apporter. Je n'ai rien que mes mains et mon coeur qui saigne. Qui saigne en battant fort sur mes tempes. C'est à toi que je pense quand mon coeur bat lentement. Lentement. Lentement.

22 août 2007

J'oublie parfois mon sourire...

 

 

 

Un rire. Une enfant au loin déjà, qui passe et passe sans cesse au fond de ma mémoire. Une enfant qui me regarde et me regarde encore. C'est moi. Elle le sait mais joue à "comme si". Elle ne veut pas voir mes larmes. Préfere mon rire. Son rire. Mon enfance fut peut-être heureuse mais je ne m'en souviens plus. La porte est fermée. A double tour. Pourtant, par la porte vitrée, je me vois sans me revivre. Qui es-tu petite enfant riant seule dans cette si grande pièce. Tu n'as pas l'air d'avoir peur. Tu vis. C'est bien. Et tu me regardes, un peu étonnée de te reconnaitre dans ces traits plus épais et plus sombres. J'oublie parfois mon sourire, tu sais, mais lorsque je ris, c'est ta voix que j'entends. Alors, rit pour moi, enfant heureuse que je fus, rit pour toi et pour cette belle peur que tu ne connais pas. Et que je t'entende jusque dans mes pleurs ! 

C'est un fameux trois mâts...

 

 

 

On en parle un peu partout sur le net, certainement déjà ou bientôt dans les autres médias et ça me fait beaucoup rire. Deux petits spots pour la nouvelle ligne de vetements "Petit bateau".

Le deuxième spot, vu déjà 1O fois, m'apporte toujours le même sourire !

Pour une fois, je ne me poserai pas la question de savoir si ce que fais cette entreprise est interessant ou non. Je sais que les produits restent chers mais j'ai toujours en tête, la musique de leurs premiers spots. Alors, si on a des reproches à leur faire, au moins au niveau marketing, c'est plutôt bien réussi !

Pour les spots, c'est ici, sur le site de la marque.

19 août 2007

Un cri de mots.

 

Il s’arrêta en pleine rue, sans dire un mot, les mains en peine sur ses larmes incertaines. Il pleurait de douleur, de fureur de vivre peut-être. De cette vie comme une plaie ouverte qui laisserait le vent sécher tout ce sang, tout ce trop plein de sang et de pleurs qui coulent sur la terre .En pleine rue, inconnu, il s’est arrêté pour pleurer, il ne peut plus lutter de façon horizontale. Comme rester debout, homme debout, face à toutes ces atrocités. En pleine rue, il s’est assis, couché, recroquevillé et tant pis si ça ne se fait pas, tant pis si on le regarde de travers, oui, tant pis, la honte n’est plus là, elle a infecté tous les cœurs qui continuent de marcher et de battre pour leur seul plaisir de battre la mesure du temps qui passe. Assis, couché, pleuré. Assez de rire atrophiés.

 

La vie est ainsi faite, je suis en pleine "floraison d'écriture ". Comme les champignons, entre la pluie et quelques rayons de soleil, j'ai l'esprit qui pousse !

 

13 août 2007

La journée des gauchers !

 

Comme 13 % de la population française (environ 8 millions d'individus), je suis gauchère... et normale !!! Bien sûr, pour moi comme pour mes autres acolytes, je suis en minorité dans ce monde non pas de brute mais de droitier implacaple ! Rien n'est adapté pour nous et, avec notre logique (de gaucher) nous avons parfois du mal à nous faire comprendre.

Mais aujourd'hui, belle revanche, c'est notre journée, une journée pour 13 % d'entre nous !

Pour la petite histoire, cette fete a commencé en angleterre, en 1992 et s'est propagée ensuite en France.

Pour votre gouverne, les gauchers réagissent plus vite, sont plus rapides, ont une meilleure perception du volume et sont redoutables dans les arts et le sport !

Et puis, Einstein, Cesar et De vinci (entre autre) étaient gauchers !

 

Critique de Papa-barque !

 

On en parle aujourd'hui

 et demain

 (et plus tard aussi)

 sur le blog très interessant Des histoires sans fin !!!

 

Merci et bonne lecture de cette première interview donnée pour Papa-barque !

http://leshistoiressansfin.blogspirit.com/

12 août 2007

Yvan le sans papier

 

Un autre cri aujourd'hui.

Un cri pour Yvan, ce jeune russe de 12 ans, sans papier, qui se retrouve aujourd'hui entre la vie et la mort pour avoir voulu fuir, avec ses parents, un contrôle de flics.

Il faudrait leur dire, à tous ces demandeurs d'asile, à tous ceux qui placent leur dernière chance entre les mains de la France. Oui, il faudrait leur dire que la France n'est plus du tout un pays d'accueil. Il faudra écrire sur chaque frontière : "Attention, danger de mort", parce qu'elles sont combien, toutes ces personnes qui survivent avec la peur quotidienne au ventre d'être arrétées et qui savent que si elles sont renvoyées dans leur pays, elles seront tuées.

Il a fallu un drame, encore un, pour que le débat soit relancé.

Le reseau education sans frontières oeuvres depuis pas mal de temps pour les enfants sans papiers qui risquent leur vie, autant que leurs parents, et qui espèrent simplement vivre et non plus survivre, vire en esperant un jour ne plus avoir à fuir ou à baisser la tête.

Il paraît que le jeune Yvan a repris conscience et que dans sa bonté suprême, le gouvernement a octroyé aux parents du jeune garçon un  permis de séjour en France... le temps de la guérison.

C'est vraiment se moquer de la vie que d'agir ainsi !!!

10 août 2007

Tintin au Congo

Un jeune étudiant Congolais en Sciences-po porte plainte contre X et contre les éditions Moulinssart (qui publient tous les tintins) pour racisme pour l'album Tintin au Congo (publié initialement en 1930)

Cela fait très longtemps qu'il est dit que Tintin est un personnage raciste, un petit blondinet colonisateur qui se croit superieur en tout et envers tout le monde. Et cette affirmation publique n'a jamais empéchée une tintinophilie extraordinaire.

Et là, plusieurs questions se posent. Que faire ?

 

Hérgé n'est pas le seul à tenir des propos racistes (Céline, Daudet, Kipling...), et à rencontrer des ventes sans précedent.

Bien entendu, on peut aimer le style, la forme stylistique de l'auteur tout en rejetant l'histoire et en séparant bien l'auteur et son travail, on peut aussi refuser de lire et d'acheter les oeuvres de la personne soupsonnée de racisme.

Mais peut-on, en France, retirer ces livres de la vente ? Et sur quels critères se fonder ? A partir de quand peut-on affirmer qu'un texte est raciste ? Un personnage raciste peut aussi devenir l'emblême detesté de son auteur, devenir le contre-héros. On peut peut-être obliger l'éditeur à placer sur chaque ouvrage une banderole indiquant : "Livre dangereux" ou "Livre raciste" (même si cela peut devenir un formidable outil de publitié!) ou, en tant que lecteur, faire la contre-pub de l'auteur et refuser de l'acheter.

Il faut aussi avoir en tête l'exemple de la ville d'Orange (dont le maire était d'etrême droite) dont la médiathèque refusait certains ouvrages traitant souvent du racisme.

Enfin, en replaçant cet ouvrage dans son contexte historique, les lecteurs ne pouvaient pas, n'imaginaient pas ce journaliste comme un raciste notoire.

Cette affaire risque d'être bien difficile à trancher !

 

 

Toutes les notes