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03 décembre 2007
Montreuil, after.
Montreuil 2007 aura duré un jour pour moi (on ne peut pas travailler en librairie et se rendre au salon comme me l'a fait remarquer un ami éditeur !) Peut-être ne suis-je pas dans une forme éblouissante, peut-être suis-je lasse de voir toujours et encore des livres mais cette année, Montreuil s'est résumé à "un petit tour et puis s'en va".
Dimanche bien sûr il y a du monde, mais du monde qui achète, c'est autre chose.
Des livres aussi, mais rien de transcendant.
Juste une nouvelle rencontre, un auteur dont je viens juste de terminer le roman.
Heureusement, de très très bonnes nouvelles !!!
L'un de mes éditeurs qui me dit officiellement qu'il est très intéressé par un / deux de mes textes et un illustrateur qui a envie de travailler sur u autre texte. Voilà, ça c'est du concret, ça c'est super, ça fait avancer les choses et ça donne envie de continuer, encore et encore.
J'avoue que je suis parfois de mauvaise foi ou trop exigeante, surtout lorsque je suis fatiguée. Puisque je n'ai pas eu le courage de tout visiter, je ne pas dire que ce 23e salon de Montreuil ne m'a pas ravie, non, je ne peux pas le dire, le penser peut-être?
08:45 Publié dans Le cri du jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Montreuil, livre, rencontre, réaction
Avis de tempête.
Le vent dans les grands arbres
comme une mer accrochée,
une mer approchée
et jamais atteinte.
Une cime au ciel,
un nuage éphémère
et tout le bleu autour
qui attend d'être vu.
08:35 Publié dans Création | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, poésie, création, vent
02 décembre 2007
Deux urgences avant le Maroc
Je suis revenue du MAROC mercredi soir, 3° m'accueillaient, plutôt frisquet le temps parisien, mais tellement de bonheur dans les bagages que le froid ne pouvait pas m'atteindre...
Il faut que je raconte combien les marocains sont accueillants et chaleureux, combien les collégiens et écoliers des collèges publics marocains et privés français sont généreux, émouvants, drôles, pétillants, pleins d'espoir, intelligents, surprenants... Il me faut du temps pour décrire toutes ces émotions. Dans moins d'une heure, je pars pour Montreuil, signer Papa-barque et retrouver des connaissances et des amis, découvrir des petites merveilles... Alors je ne veux ni précipiter ni bâcler ce séjour inoubliable... Ce soir, j'espère, le temps me sera donné. Deux choses qui m'envahissent l'esprit ce matin. L'une que j'ai depuis quelques mois mais que je n'osais pas exprimer. La liste des liens de ce blog comprend une personne décédée qui plus jamais ne retouchera à ses écrits. J'aurai dû l'enlever mais je ne peux pas. Sur mon téléphone portable, je garde le numéro d'une amie chère également décédée mais je ne peux pas enlever son numéro.
Certains vont encore me trouver sombre et lugubre... mais imaginez que ces deux amies décident, de là où elles sont, de venir me faire un petit coucou... Si elles ne trouvent pas de "porte" comment pourront-elles me faire signe...Hein, vous y avez penser à ça vous ? Comme je dis souvent, je laisse toujours une place au hasard et c'est encore le cas aujourd'hui en laissant ces deux moyens de communication ! Après, à vous de juger ou non mais pour moi, c'est plutôt un signe d'espoir que de nostalgie.
Autre chose. En visitant le blog de Où sont les enfants ?ce matin, j'ai découvert l'ouvrage de Catherine Leblanc. et là, je suis "tombée en amour" comme on dit dans le Grand Nord, tombée en admiration de cette phrase tirée de l'album : Litli soliquiètude : "Tu peux aller où commence le bleu." Cette phrase a pour moi tout un imaginaire, elle me donne très envie d’écrire, de voir où commence le bleu, il existe tellement de bleus… J’ai découvert l’écriture de Catherine Leblanc dans le premier livre de Où sont les enfants ?: La petite brouette de survie de Tieri Briet (le directeur de la maison d’édition) et déjà à l’époque, j’avais beaucoup aimé son texte. Le voici.Où sont les enfants ?
Dans les rues
A marcher dans les feuilles, à brûler
Des feux rouges
A essayer d’user les murs
Avec leurs mains, avec leurs cris et leurs tatouages
Dans l’espace
Ils commencent un monde
Où sont les enfants ?
Ils sont loin devant.
Des étoiles sur les genoux,
Catherine Leblanc, Editions Le dé bleu.
09:30 Publié dans Le cri du jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blog, ecriture, signature, livre, poesie, bleu


